11.04.2014 à 21:27

Cyclisme«Je suis conscient de pouvoir écrire l'histoire»

Dimanche, Fabian Cancellara peut remporter une quatrième fois Paris-Roubaix. Il a toutes les cartes en main pour réaliser cet exploit.

von
SI

Fabian Cancellara a encore une fois rendez-vous avec la légende du cyclisme. Le Bernois s'attaque dimanche en grand favori à Paris - Roubaix, où il visera une quatrième victoire après 2006, 2010 et 2013.

Encore un succès et il égalera le record de quatre victoires codétenu par les Belges Roger De Vlaeminck et Tom Boonen. «Je suis conscient de pouvoir écrire l'histoire», a déclaré Cancellara vendredi à Bruges au cours d'une conférence de presse. Au vu de la forme affichée dimanche dernier pour son troisième sacre sur le Tour des Flandres - un autre record égalé -, il a tout en main pour faire une nouvelle démonstration sur cette 112e édition de l'«enfer du Nord».

La semaine passée en terre flandrienne, la puissance du Bernois avait certes semblé moins dévastatrice que d'habitude. Mais il avait compensé par son intelligence de course, s'imposant au sprint - un registre inhabituel pour lui - face à ses trois derniers compagnons d'échappée. Ses rivaux sont donc prévenus: il faudra être très fort pour battre «Spartacus».

«Bien sûr que le plus beau reste de gagner en solo pour savourer un maximum. Mais on a vu dans les Flandres que je pouvais aussi gagner autrement. C'est une bonne chose de savoir que j'ai plusieurs alternatives pour gagner», se réjouit Cancellara, qui a reconnu 90 km du parcours jeudi.

Attention aux attaques

Même s'il est redouté, le coureur d'Ittigen doit s'attendre à être attaqué de toutes parts. Et d'autant plus que sa formation Trek a été affaiblie par des chutes au Tour des Flandres. Le Zougois Gregory Rast et le Belge Stijn Devolder devraient être à nouveau opérationnels dimanche, mais le doute plane pour l'Ukrainien Yaroslav Popovych, blessé à la hanche.

A l'inverse, les Omega Pharma pourront toujours s'appuyer sur leur solide armada. Cet avantage numérique, Tom Boonen n'avait pas réussi à l'exploiter au Tour des Flandres, lui qui avait semblé «un peu court» (7e place). Il faut toutefois compter sur l'Anversois pour vouloir prendre sa revanche.

«Une course pour les fous»

En plus de dompter ses challengers, Cancellara devra survivre aux 257 km du tracé, et plus particulièrement aux 51 km de pavés répartis en 28 secteurs. Autant dire que les pièges sont nombreux.

Ils culminent dans la tranchée d'Arenberg (km 161,5), une trouée de 2400 mètres à travers la forêt de Wallers, puis à Mons-en-Pévèle (km 208) à l'approche de la dernière heure de course, et enfin au carrefour de l'Arbre (km 240), peut-être le plus redoutable tant ses pavés sont disjoints.

Plus que nulle part ailleurs, le risque de chutes et de crevaisons est élevé. Et quelle que soit la météo, les coureurs doivent être prêts à affronter des quantités de poussière ou de boue.« C'est une course pour les fous. C'est l'Enfer du Nord, vraiment. Une course unique», a affirmé Cancellara, qui pourrait devenir le premier cycliste à réussir trois fois le doublé Paris-Roubaix - Tour des Flandres lors de la même année.

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