Curling - «Je suis lessivé, surtout mentalement»
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Curling«Je suis lessivé, surtout mentalement»

Contacté après la médaille de bronze décrochée avec le CC Genève, Peter de Cruz a passé en revue les dix jours de folie qu’il vient de vivre aux Mondiaux de Calgary (Canada).

par
Pascal Bornand
Peter De Cruz en action face aux Etats-Unis, en quart de finale, dimanche.

Peter De Cruz en action face aux Etats-Unis, en quart de finale, dimanche.

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Sur dimanche

«Il est difficile de décrire ce que nous avons vécu ces dernières 24 heures. C’est comme si l’on sortait d’une machine à laver que l’on avait fait tourner, tourner dans tous les sens. Ca bouillonne d’émotions. Il faudra du temps pour s’en remettre»

Sur son tournoi

«Franchement, on n’avait plus aucune chance de se qualifier pour les play-offs. Et puis, on l’a fait, on n’a rien lâché. C’est notre force collective qui a pris le dessus. Personnellement, j’ai galéré. J’ai sans doute disputé le moins bon tournoi final de ma carrière, mais l’esprit d’équipe m’a aidé à me reprendre.»

Sur la médaille

«Dimanche matin, lorsqu’on a appris qu’on allait pouvoir jouer et qu’on avait potentiellement trois matches à disputer, j’étais à plat. Alors, je me suis levé et je me suis dit: on y va et on finit ce truc. L’enjeu et le défi m’ont reboosté. Cette médaille de bronze, c’est une formidable récompense, une immense fierté. Bien sûr, si on pouvait rejouer deux ou trois pierres du robin round, là où on a flanché, on pourrait se dire qu’il y avait mieux à faire. En fait, on a traversé des montagnes russes et on s’en sort plutôt bien!»

Sur la Suède

«Perdre en demi-finale contre la Suède d’Edin, ce n’est pas une honte. Quand l’enjeu est supérieur, le skip suédois est monstrueux, comme Djokovic avec deux balles de match contre lui.»

Sur l’avenir

«Maintenant, rien n’est joué pour les JO de Pékin. On a qualifié la Suisse, pas nous. Il va falloir continuer à se faire violence, à se battre contre un système qui est contre nous. En automne, on sera prêt pour disputer le trial contre Berne Zähringer. Mais là, je suis lessivé, surtout mentalement. Ca été une semaine éprouvante, deux-trois mois très astreignant. On peut être fiers de nous.»

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