22.10.2018 à 16:54

Tennis«Je vais enfin pouvoir faire une préparation à fond»

Contraint de se retirer des Swiss Indoors et de mettre un terme à sa saison, Stan Wawrinka se focalise déjà sur l’année 2019.

par
Oliver Dufour, Bâle
Triste mais pas abattu, le Vaudois promet de revenir fort en 2019.

Triste mais pas abattu, le Vaudois promet de revenir fort en 2019.

Keystone

Lundi après-midi, le Vaudois de 33 ans (ATP 68) est arrivé à sa conférence de presse à Bâle avec une mauvaise nouvelle. Il ne pourra pas disputer les Swiss Indoors cette année en raison d’une blessure au dos. Prudent, Wawrinka a également renoncé à prolonger sa laborieuse année 2018.

Que s’est-il passé?

C’était à la fin de l’entraînement hier (ndlr: dimanche, avec Roger Federer). Je me suis bloqué le dos. J’ai tenté de reprendre ce matin (lundi) pour voir si ça tenait, mais j’ai dû renoncer après vingt minutes. Je pense que c’est une sage décision de mettre un terme à ma saison, même si je ne pense pas que ce soit quelque chose de grave.

Vous semblez prendre assez bien la nouvelle…

Non, je ne dirais pas ça. Mais depuis mon opération j’ai appris à prendre du recul plus rapidement. Je ne viens pas ici en étant content. Au contraire, il y a beaucoup de tristesse de ne pas pouvoir jouer ici malgré tous les efforts que j’ai faits pour m’y préparer. Par contre je reste positif. Il y en a toujours eu trop, par rapport aux avancées que j’ai faites, pour rester déçu d'un échec.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à vivre depuis votre blessure au genou gauche et vos opérations l’été dernier?

C’est un tout. Physiquement, c’est clair que c’est dur quand le corps de répond pas comme on voudrait. Mentalement c’était difficile aussi. J’étais sans cesse en train d’essayer de franchir une étape de plus vers mon retour, mais ça ne finissait jamais. Par contre je vois beaucoup plus clair pour la saison prochaine. Ça me permet d’être très optimiste pour aborder ma préparation. Depuis ma blessure, je n’avais pas encore pu effectuer une préparation en étant à 100% de mes capacités. C’est enfin le cas. J’ai encore beaucoup de choses à faire dans ma carrière et j’espère pouvoir les accomplir le plus vite possible.

Avez-vous déjà planifié votre début de saison 2019?

Oui, il ne devrait pas y avoir de grandes surprises. J’imagine commencer à Doha (ndlr: au Qatar, début janvier), ensuite avec la tournée australienne il n’y a pas des centaines de possibilités. Ensuite je pense jouer un peu en Europe, à Acapulco (au Mexique, fin février et début mars).

Auriez-vous envie de disputer la Laver Cup, dont la prochaine édition se déroulera à Genève en septembre prochain?

L’envie, oui. Pourquoi pas? Genève ça donne toujours envie d’y jouer, surtout pour moi qui suis romand. Ça reste tout de même un événement éprouvant pour un joueur. Donc il faudra bien réfléchir à ce que je veux faire l’année prochaine. Et d’ici-là il peut de toute façon se passer beaucoup de choses.

Et la Coupe Davis, en février contre la Russie?

Aucune décision n’est encore prise de façon définitive. Mais pour l’instant l’optique est plutôt de ne pas la jouer.

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