Publié

Tennis«Je vais repartir en Suède faire du physique…»

Longtemps piégés par l’ITF, Antoine Bellier et des centaines de joueurs sont désormais fixés. Le tennis s’arrête jusqu’au 20 avril.

par
Sport-Center
Antoine Bellier, ici avec Luca Margaroli, ne sait pas où il va poursuivre sa saison.

Antoine Bellier, ici avec Luca Margaroli, ne sait pas où il va poursuivre sa saison.

Keystone

De retour d’un long périple de Coupe Davis au Pérou, Antoine Bellier ne sait pas quand ni où il repartira. Le Genevois – 514e mondial – devait s’aligner la semaine prochaine au tournoi M25 de Trimbach (Soleure). Mais ce jeudi, il a d’abord appris des organisateurs que le tournoi serait annulé. Des organisateurs locaux, pas de la Fédération internationale de tennis (ITF) qui, elle, se contentait alors de recenser les annulations locales sur son site internet. En conséquence, des centaines de joueurs et joueuses professionnels étaient en stand-by depuis plusieurs jours. Ils ont été libérés jeudi soir: l’ITF a enfin suspendu toutes ses compétitions jusqu’au 20 avril.

«Sans nouvelle claire de l’ITF, on ne savait pas trop quoi faire, explique Antoine Bellier depuis Genève. D’un côté, avec trois semaines sans match à cause de la Coupe Davis et un titre aux USA à défendre, j’avais envie de m’aligner en tournoi. Mais en regardant autour de nous, on sentait bien qu’il n’était pas raisonnable de jouer. Maintenant, on est fixés. Dans une situation pareille, le tennis, le sport, devient secondaire. Il faut prendre du recul.»

Les Français ont fui du Kazakhstan

Un recul que certains de ses «adversaires» ont certainement eu du mal à prendre lors des derniers jours. «Cette semaine au Kazakhstan, les Français et les Allemands ont dû déclarer forfait, alors qu’ils avaient passé un tour, pour sauter dans le premier avion. Sinon, ils partaient pour deux semaines de quarantaine, continue celui qui s’entraîne à la Good to Great Academy en Suède. J’ai aussi des amis qui étaient engagés à Bakersfield (Californie) dès ce week-end, mais ils hésitaient à partir au cas où Trump suspendrait tous les vols de retour vers l’Europe. Dans le même temps, ils se demandaient s’ils allaient être amendés en cas de forfait…» Pour éviter que ces impasses se multiplient, l’ITF a donc tranché. Il était temps.

Enfin fixé sur son (absence de) programme pour les cinq prochaines semaines, Antoine Bellier a déjà prévu un plan de repli. Au lieu d’aller en Grèce, il s’en ira vers le nord. «Je retournerai sans doute à l'académie en Suède pour faire un bloc de préparation physique en espérant que la situation s’améliore globalement. C’est le plus important.»

Mathieu Aeschmann

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!