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Témoignage«Je veux soutenir Exit et ceux qui font le choix de mourir»

Dans ses « Dispositions de fin de vie », Sœur Marie-Rose, une ursuline de Sion, envisage, selon les circonstances, le recours à une potion létale.

par
Stéphanie Germanier
Pour ses amis religieux, le suicide assisté, c'est une «non entrée en matière». Sœur Marie-Rose pense pourtant que Dieu est moins intransigeant qu'on le laisse croire.

Pour ses amis religieux, le suicide assisté, c'est une «non entrée en matière». Sœur Marie-Rose pense pourtant que Dieu est moins intransigeant qu'on le laisse croire.

Christophe Chammartin/Rezo

Sa famille l'a approuvée. Son médecin l'a félicitée. Un choix pas facile, surtout pour des croyants. Elle a décidé aujourd'hui de dire son soutien à Exit et à ceux qui choisissent de mourir. La religieuse aborde sans tabou la grave question de la liberté de choix concernant la fin de vie.

Sœur Marie-Rose a beaucoup réfléchi et a longuement mûri cette inattendue position. Depuis presque vingt ans, elle compile les articles de presse, de loi, suit des conférences, recueille les témoignages de familles qui souffrent des départs violents de maris, enfants, parents qui se sont donné la mort pour se délivrer de leurs douleurs physiques ou morales. Aujourd'hui, elle veut leur dire que tous les choix sont dignes et que Dieu n'est pas seulement là pour choisir le début et la fin de notre vie, mais pour éclairer notre liberté de sa conscience.

Une prise de position courageuse publiée dans des courriers de lecteurs et qui lui a valu des réactions plutôt positives. Des autres plus contrastées dans le monde religieux. «Des amis religieux m'ont fait part de leur stupéfaction. Pour eux, le suicide assisté c'est une non entrée en matière», raconte ce petit bout de femme.

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