Football: Jean-François Collet: «L’idée consiste à dédramatiser»

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FootballJean-François Collet: «L’idée consiste à dédramatiser»

Le président de NE Xamax, qui affronte Vaduz ce dimanche, refuse de placer ce match sous le signe de la peur. Il n’empêche qu’une défaite serait très malvenue.

par
Simon Meier
Jean-François Collet ne veut pas que son équipe soit obnubilée par les résultats. En même temps, il faudra bien marquer des points pour décoller.

Jean-François Collet ne veut pas que son équipe soit obnubilée par les résultats. En même temps, il faudra bien marquer des points pour décoller.

Daniela Frutiger/freshfocus

À observer le classement, l’affiche aurait de quoi flanquer la frousse. En cas de défaite ce dimanche à Vaduz, NE Xamax, lanterne rouge de Challenge League depuis le début de la saison, se retrouvera à huit points de la 9e place. Un gouffre considérable qui ne serait pas terrible pour le moral des troupes, alors même que les «rouge et noir» font mine de relever la tête - ils restent sur trois matches nuls.

Alors, déplacement de la grande trouille au Liechtenstein? Jean-François Collet envisage les choses tout autrement. «Franchement, je ne suis pas plus stressé qu’avant un autre match et je crois qu’il en va de même pour l’équipe, explique le président neuchâtelois. L’idée consiste à dédramatiser. Ce sera super si on gagne à Vaduz, mais trois points auront la même valeur si nous les faisons contre Stade-Lausanne, Wil ou Yverdon.»

«Plutôt que de se battre comme des porcs pour essayer d’arracher des vilains 0-0, il faut faire progresser l’équipe.»

Jean-François Collet, président de Xamax

Tels seront les trois derniers adversaires de l’année, pour Xamax; les trois premiers du classement à l’heure actuelle. De quoi quand même rendre capital le choc de la cave à Vaduz? Le propriétaire des «rouge et noir» maintient que non: «Lorsque nous nous sommes retrouvés avec zéro point après huit matches, il a fallu envisager le scénario du pire, qui consisterait à affronter le 3e de Promotion League, ce printemps en barrage, explique-t-il. Si jamais nous devions en arriver là, ce que je ne souhaite évidemment pas, l’idée serait d’y arriver avec une vraie équipe, capable de jouer au foot. Donc plutôt que de se battre comme des porcs pour essayer d’arracher des vilains 0-0, il faut faire progresser l’équipe.»

Et pour progresser, il est conseillé d’avoir l’esprit à peu près libre. Quand Jeff Saibene a remplacé Andrea Binotto sur le banc, fin août, l’entraîneur et son dirigeant se sont mis d’accord sur un point: «On s’est dit qu’il était inutile de se mettre une pression d’enfer, de se laisser obnubiler par les résultats», indique Jean-François Collet. Les deux hommes, qui estiment que Xamax ne sera pas dernier avec 36 points en fin de championnat, ont toutefois effectué leurs calculs.

«On sent davantage de respect, nos adversaires n’entrent plus sur le terrain en se disant qu’ils vont forcément nous taper.»

Jean-François Collet, président de Xamax

«Comme l’équipe n’avait qu’un point après le premier tour, il s’agit d’en marquer une douzaine lors des trois autres, compte JFC. Pour respecter ce plan de route, nous devrons prendre six points lors des quatre derniers matches du deuxième tour.» On peut tourner ça dans tous les sens, on revient inexorablement à la même conclusion: il serait hautement préférable, pour Xamax, de ne pas s’incliner ce dimanche au Rheinpark de Vaduz.

«On sent qu’on est devenu une vraie équipe de Challenge League, on sent davantage de respect de la part des autres, nos adversaires n’entrent plus sur le terrain en se disant qu’ils vont forcément nous taper, s’encourage le président vaudois des Neuchâtelois. Jeff Saibene a apporté une vision très claire, avec des bases saines et un 4-4-2 qui ne cherche pas à réinventer la roue. Nous sommes sur le bon chemin.»

Celui-ci mène au Liechtenstein, en ce 6 novembre. Et quoi qu’on en dise, l’heure ne semble pas trop indiquée pour vivre une nouvelle sortie de route.

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