28.10.2019 à 18:00

TélévisionJean-François Develey, retour sur 41 ans de passion

Le journaliste sportif prend sa retraite à 63 ans. Il évoque ses meilleurs souvenirs pour «LeMatin.ch».

par
Sport-Center
Jean-François Develey quitte la TSR après y avoir passé 28 ans.

Jean-François Develey quitte la TSR après y avoir passé 28 ans.

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Ancien journaliste de presse écrite (au «Courrier» et au «Matin» notamment), Jean-François Develey a bifurqué vers la TV au début des années 90. 28 ans après être entré à la Télévision suisse romande, il l'a quittée dimanche soir, à l'âge de 63 ans. L'occasion pour «LeMatin.ch» de faire le point avec lui sur les 41 années passées dans le microcosme du journalisme sportif suisse romand.

Jean-François Develey, est-ce à un néo-retraité ému qu'on téléphone?

Oui, quand même un peu. Je n'ai pas forcément bien dormi la nuit passée. Il faut dire que j'ai été surpris par l'hommage qui m'a été rendu sur le plateau de «Sport-Dimanche». Mes collègues m'ont un peu piégé: je pensais qu'ils préparaient quelque chose pour ma soirée d'adieu, jeudi soir, mais je ne m'attendais pas à ça en direct à l'occasion de ma dernière apparition sur le plateau.

Sur le plateau,justement, vous avez dit que votre meilleur souvenir resterait la World Cup 1994. Mais que répondez-vous si on vous demande ce que sont vos trois meilleurs souvenirs?

Outre cette Coupe du monde en 1994, j'ajouterais le Mundial 1986 au Mexique et les Jeux de Pékin en 2008. En 1986, on avait assisté à une somptueuse Coupe du monde. Le foot pratiqué était magique. Et il y avait Maradona, cette main de Dieu suivie de ce solo tellement extraordinaire. J'ai vu cette main de Dieu en direct, j'étais en tribune. A Pékin, j'ai eu l'honneur de commenter le record du monde d'Usain Bolt sur 100 mètres, mais c'est surtout la Chine et ses habitants qui m'ont marqué. J'en garde un incroyable souvenir.

La célèbre main de Dieu de Diego Maradona face à l'Angleterre du gardien Peter Shilton. Jean-François Develey a assisté à cette scène depuis les tribunes. Image: Keystone.

La célèbre main de Dieu de Diego Maradona face à l'Angleterre du gardien Peter Shilton. Jean-François Develey a assisté à cette scène depuis les tribunes. Image: Keystone.

Vous évoquez l'athlétisme, mais le football est toujours resté votre sport favori, non?

Si, bien sûr. J'ai eu du plaisir à commenter l'athlétisme, un très beau sport, mais le football reste ma passion numéro 1. Et puis, j'ai toujours privilégié la notion de spécialiste à celle de généraliste. Deux sports, cela vous occupe déjà bien votre année.

Comment jugez-vous l'évolution de votre métier et du sport?

Comme tous les métiers, le journalisme a été marqué par l'évolution technologique. Quand j'ai commencé, à la fin des années 70, il n'y avait ni ordinateurs, ni téléphones portables. On écrivait nos papiers à la main et on les dictait ensuite à une secrétaire. Le monde du sport a également bien changé. Dans les années 1980 à 2000, on pouvait encore assez facilement aller interviewer un sportif , même de haut niveau. Je me rappelle aussi qu'à l'époque, on avait le droit d'entrer dans les vestiaires après les matches, à Lausanne, Genève, Sion ou Neuchâtel. J'ai tissé des liens assez forts avec certains sportifs qui sont devenus mes amis. Mais tout a bien changé aujourd'hui.

Quel genre de retraité allez-vous être?

Rassurez-vous, je continuerai à aller dans les stades. Et il est possible que je dépanne encore à la RTS l'été prochain, s'il devait y avoir des problèmes d'effectif avec la transition entre l'Euro de football (du 12 juin au 12 juillet) et les Jeux de Tokyo (du 24 juillet au 9 août).

Propos recueillis par Renaud Tschoumy

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