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Drame de SierreJean-Marie Bornet a été blanchi

Le chef de l'information de la police cantonale valaisanne, Jean-Marie Bornet, était sous le coup d'une plainte pénale pour avoir diffusé la vidéo de l'accident de car survenu à Sierre le 13 mars 2012. Affaire classée.

Le chef de l'information de la police cantonale valaisanne avait été auditionné en mars dernier.

Le chef de l'information de la police cantonale valaisanne avait été auditionné en mars dernier.

Keystone

Dénoncé pour violation du secret de fonction pour avoir diffusé la vidéo du quart d'heure qui suit l'accident de car de Sierre (VS), Jean-Marie Bornet, a été blanchi.

Le procureur a classé l'affaire estimant que le chef de l'information de la police cantonale valaisanne avait le droit de communiquer à ce sujet. Selon l'avis général, il a été retenu qu'aucun élément ne permet de qualifier de «choquantes» les images diffusées.

Une seconde procédure - ouverte à la suite d'une plainte pénale déposée par Grégoire Praz pour menace et diffamation - a aussi été classée. Le plaignant travaille pour l'hebdomadaire satirique Vigousse.

Dans un communiqué, l'avocat de Jean-Marie Bornet note que son client est content de ce verdict. «Mon client se déclare satisfait de l'issue de cette affaire. Il a été attaqué dans son honorabilité et est heureux que la Justice lui donne raison, face à ses détracteurs qui l'ont critiqué publiquement et à grande échelle», écrit-il.

Secours critiqués

Les images des premières minutes qui ont suivi l'accident de car dans le tunnel de l'autoroute A9 ont été mises en ligne le 28 janvier 2013. Il s'agissait pour la police cantonale valaisanne de répondre aux critiques de familles de victimes concernant la lenteur des secours.

Les images étaient tirées d'une caméra de surveillance du tunnel et commentées par Jean-Marie Bornet. Diffusées sur les sites de plusieurs médias, puis notamment sur YouTube, elles montrent le car accidenté, les premiers automobilistes qui continuent leur route ou s'arrêtent, puis l'arrivée de la police et des secouristes.

En diffusant la vidéo, le chef de l'information de la police valaisanne a toujours considéré avoir agi dans le cadre de ses attributions professionnelles et selon les règles en vigueur.

(ats)

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