07.07.2015 à 12:44

BisbilleJean-Marie Le Pen tente tout pour rester président d'honneur

Le cofondateur du Front national, a demandé ce mardi en référé (procédure d'urgence) à Nanterre l'annulation du congrès en cours du FN qui devrait le priver de son titre.

Jean-Marie Le Pen.

Jean-Marie Le Pen.

AFP

Il aura tout tenté jusqu'au bout pour rester président d'honneur du parti qu'il a co-fondé. Jean-Marie Le Pen demande ce mardi en référé (procédure d'urgence) à Nanterre l'annulation du congrès en cours du FN qui devrait le priver de son titre.

Jean-Marie Le Pen, absent ce mardi midi au tribunal de grande instance, est représenté par son avocat, Me Frédéric Joachim.

Dans le viseur du Menhir, 87 ans: la «légitimité» de ce congrès par correspondance qui se tient jusqu'à vendredi au Front national et doit rénover les statuts du parti, avait-il indiqué.

51'500 adhérents doivent approuver ou rejeter dans leur intégralité de nouveaux statuts où ne figure plus la présidence d'honneur de Jean-Marie Le Pen, mis au ban du parti après une nouvelle série de provocations en avril.

Jeudi, le tribunal de grande instance de Nanterre, saisi par Jean-Marie Le Pen, avait déclaré «nulle et de nul effet» la délibération du bureau exécutif du FN du 4 mai par laquelle le parti l'avait suspendu en tant qu'adhérent dans l'attente de ce congrès, et précisé qu'il «devra rétablir Jean-Marie Le Pen dans tous les droits attachés à sa qualité d'adhérent et le cas échéant à celle de président d'honneur».

Résultat: Jean-Marie Le Pen pourra prendre prendre part au vote.

Consultation à distance

Le FN avait aussitôt annoncé qu'il faisait appel mais la présidente du parti, sa fille Marine Le Pen, a qualifié la décision de «péripétie juridique»: la base militante du congrès, largement acquise à sa cause, devrait voter la suppression de la présidence d'honneur.

Jean-Marie Le Pen attaque donc le congrès lui-même pour tenter de conserver son titre. Il demande, dans l'assignation consultée par l'AFP, la «suspension du congrès postal tel qu'il a commencé» et l'organisation d'un congrès «physique» où il pourrait «s'exprimer librement» et où la question de la suppression de sa présidence d'honneur serait posée à part aux adhérents.

Dans le détail, Jean-Marie Le Pen conteste le choix d'une «consultation à distance», son délai «trop court» de trois semaines et la procédure de «vote bloqué» par laquelle ils doivent approuver ou rejeter les statuts en bloc, selon son avocat.

Il affirme également que «le scrutin ne peut pas être vraiment anonyme» du fait de la présence d'un «code-barres sur les bulletins» et rappelle qu'il avait «l'impossibilité de s'exprimer» en tant que président d'honneur au début de la consultation.

(AFP)

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