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Yverdon-SportJean-Michel Aeby encaisse, mais il est prêt à repartir

Au lendemain de son renvoi par le club du nord-vaudois, l’entraîneur genevois accepte son sort. Non sans défendre son bilan.

par
Valentin Schnorhk
Jean-Michel Aeby au Stade municipal d’Yverdon, le 4 septembre 2020.

Jean-Michel Aeby au Stade municipal d’Yverdon, le 4 septembre 2020.

Jean-Paul Guinnard/24 Heures

Touché, mais pas coulé. Le couperet est tombé lundi pour Jean-Michel Aeby, sans qu’il ne s’y prépare vraiment. «Liquidé» par Yverdon-Sport, après seulement trois journées de Challenge League. Pour autant de revers, certes. Celui à Wil (3-0) samedi a été de trop.

«J’ai lu que le président (ndlr: Mario Di Pietrantonio) voulait donner un électrochoc à l’équipe, commente simplement le technicien. S’il pense que c’est le bon moment, je n’ai qu’à prendre acte et je ne vais pas perdre de temps à ressasser l’histoire. Je veux vite évacuer la déception et garder mon énergie pour rebondir au plus vite.» La page est déjà tournée.

«J’aurais pu regarder les joueurs droit dans les yeux»

Jean-Michel Aeby, ex-entraîneur d’Yverdon-Sport

«Jean-Mich’» s’en va logiquement le cœur un peu lourd, mais avec la conviction d’avoir rempli sa mission. «Je n’ai pas pu dire au revoir aux joueurs, mais si j’avais eu à le faire, j’aurais pu les regarder droit dans les yeux», affirme-t-il.

Débauché à Étoile Carouge au mois de décembre 2019 pour remplacer Anthony Braizat, le Genevois avait une mission: ramener Yverdon dans la Swiss Football League. Objectif accompli au printemps dernier, avec un championnat de Promotion League survolé par les Nord-Vaudois. «Lorsque j’analyse mon passage à Yverdon, je pense pouvoir affirmer que la collaboration a été fructueuse pour les deux parties, se félicite-t-il. Malgré tout, je vais laisser une marque indélébile. Les circonstances ont simplement fait que les résultats n’ont pas été au rendez-vous tout de suite. Et en tant qu’entraîneur, on sait qu’on n’est jamais à l’abri.»

«Je pars par la grande porte»

Aeby a tout de même des explications pour ce début de saison raté. «Le brassage du contingent, avec 16 ou 17 arrivées, un nouvel assistant, liste-t-il. Mais ce ne sont pas des excuses que je veux mettre en avant. Le championnat suisse est ainsi fait que plus vite on fait des points, plus vite la machine est en route. Mais disons qu’avec une victoire au prochain match, on aurait très bien pu se retrouver en milieu de classement. Reste que je n’ai eu aucun problème avec les joueurs. Au final, j’avais une pression énorme et cela m’a renforcé en tant qu’entraîneur. Je peux garantir que pour atteindre les objectifs, j’ai brûlé beaucoup d’énergie. Le plus important, c’est de partir par la grande porte.» Autrement dit, la Challenge League pour un Yverdon qui l’attendait depuis une décennie.

Pour l’ancien entraîneur de Servette, Xamax ou Bienne, c’est simplement la fin d’une histoire. Mais le début d’une autre, se prend-il à espérer. «Grâce à Yverdon, j’ai aussi pu retrouver le haut niveau, note-t-il. Je ne veux pas trop gamberger, pour ne pas perdre confiance en moi. Je connais mes capacités, mais aussi mes limites. Je suis un entraîneur professionnel, qui vit de ça, et je veux continuer à être utilisé. Je ne veux pas me donner quelques mois de repos avant de repartir. Non, je suis déjà prêt à rebondir et je suis sur le marché pour retrouver un banc.» Avis aux intéressés.

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