France - Jean-Paul Belmondo: les femmes de sa vie

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FranceJean-Paul Belmondo: les femmes de sa vie

L’acteur a été un séducteur à l’écran mais aussi dans la vie. Retour sur les romances, parfois tumultueuses, qui ont marqué son existence.

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FDA
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Jean-Paul Belmondo et sa femme Élodie Constantin arrivant à la Berlinale, le 24 juin 1962.

Jean-Paul Belmondo et sa femme Élodie Constantin arrivant à la Berlinale, le 24 juin 1962.

Gamma-Keystone via Getty Images
Les enfants du couple immortalisées en 1969: (de g. à dr.) on peut voir Paul, Florence et Patricia.

Les enfants du couple immortalisées en 1969: (de g. à dr.) on peut voir Paul, Florence et Patricia.

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La Suissesse Ursula Andress a eu une relation de sept ans avec Jean-Paul Belmondo.

La Suissesse Ursula Andress a eu une relation de sept ans avec Jean-Paul Belmondo.

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L’anecdote est célèbre. Au Conservatoire d’art dramatique où Jean-Paul Belmondo fut admis en 1952, son professeur Pierre Dux avait balancé: «Avec la tête qu’il a, il ne pourrait jamais prendre une femme dans ses bras, cela ne serait pas crédible.» Une phrase qui s’est révélée complètement fausse. L’acteur a eu plusieurs conquêtes à l’écran, mais il a également été un véritable séducteur dans la vie. Retour sur les femmes qui ont marqué sa vie.

Élodie Constantin, la première

Son premier grand amour est une danseuse professionnelle qui se déhanche dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, Élodie Constantin. Ils se sont rencontrés pendant les vacances d’hiver en Suisse. En 1959, à son retour d’Algérie, où l’acteur sert dans l’armée, il l’épouse. Ils ont trois enfants: Patricia, née en 1954 (qui décédera dans l’incendie de son appartement en 1994), Florence, née en 1960 et Paul, né en 1963. En parallèle, le comédien enchaîne les premiers rôles: «Léon Morin, prêtre», «Cartouche», «L’Homme de Rio» ou encore «Les Tribulations d’un Chinois en Chine»…

Sur le tournage de ce dernier, Bébel tombe sous le charme d’Ursula Andress. Leur rencontre va perturber cet équilibre familial. Épris de l’ancienne James Bond girl, Jean-Paul Belmondo demande le divorce à Élodie Constantin en 1965. «Je n’abandonne pas mes enfants. Je ne me désintéresse pas de ma famille. Je suis prêt à assurer son devenir matériel mais, sans l’amour d’Ursula, j’en serais totalement incapable», affirme l’acteur au cours d’une interview citée par «Closer». Paul Belmondo déclare par la suite à «Gala» que son histoire d’amour avec la star suisse a été «la liaison de trop» pour sa mère. «Celle qui en a peut-être le plus souffert, c’est Patricia. Une fois ma mère divorcée, nous sommes partis vivre en Angleterre avec elle et quand je revenais en France voir papa, il ne m’accueillait pas en présence d’Ursula», explique-t-il.

Ursula Andress, la passion

En 1965, pendant un tournage, il craque pour sa partenaire Ursula Andress. Pendant sept ans, il vit une passion tumultueuse avec l’actrice dont il confiera qu’elle était «une tigresse très belle et très jalouse!» Ce qui a séduit Ursula Andress chez Jean-Paul Belmondo, c’est d’abord son humour. Lors de leur rencontre, l’acteur l’a très vite fait rire. Au départ, leur romance reste secrète mais une fois que l’acteur divorce, ils partent faire le tour du monde pendant un an. Dans son livre «Milles vies valent mieux qu’une», le comédien est revenu sur une violente dispute avec la Suissesse, connue pour son tempérament de feu. Alors qu’elle avait verrouillé la porte de leur maison parce qu’il avait trop bu, il raconta: «Je suis rentré, il était très tard. J’ai décidé de prendre l’échelle pour monter par la fenêtre. J’allais frapper quand la fenêtre s’est ouverte. C’était Ursula qui hurlait: «Tu n’as pas honte?» Elle a alors balancé l’échelle et moi avec. J’allais casser les vitres pour rentrer mais elle m’a jeté une boule de plomb. J’ai dit: «On arrête.»

Laura Antonelli, «la partenaire de grande qualité»

Les huit années suivantes, il les passe aux côtés d’une autre comédienne, Laura Antonelli, dont il est tombé amoureux sur le tournage des «Mariés de l’an II», en 1971. Quand elle disparaît en 2015, il lui rendra ce vibrant hommage: «Elle fut pour moi une compagne adorable, au charme exceptionnel. Elle fut également une partenaire de grande qualité que tout le monde appréciait sur les plateaux. Je ne veux garder d’elle que ces merveilleux souvenirs.»

Natty Tardivel, la mère de Stella

Dans les années 1980, il entame une liaison avec l’actrice et chanteuse brésilienne Carlos Sotto Mayor qui lui donne la réplique dans «Le marginal», «Joyeuses Pâques» et «Le solitaire». Ils se séparent discrètement en 1987. Deux ans plus tard, il a le coup de foudre pour Natty Tardivel, qui devient sa seconde épouse en 2002 et lui donne une fille, Stella, un an plus tard. Le couple a vécu heureux pendant de longues années mais a dû traverser deux épreuves difficiles, avec d’abord la perte de la première fille de l’acteur en 1994. En 2001, c’est ensuite l’acteur qui est victime d’un accident vasculaire cérébral. Il fait alors la promesse à Natty de l’épouser. Seulement, les enfants de l’acteur ne partagent pas la joie attendue et l’acteur se sent blessé par ses divisions. Le couple divorce en 2008, mais Jean-Paul Belmondo gardera toujours de la tendresse envers elle. «Elle m’a fait le plus beau cadeau qu’un homme puisse recevoir d’une femme: une petite fille comme Stella. Si la vie nous a séparés, je n’oublierai jamais sa présence et son aide constante auprès de moi après mon accident», a-t-il confié.

Barbara Gandolfi, l’escroc

La dernière conquête de Bébel s’appelle Barbara Gandolfi, une escort girl, de quarante-deux ans sa cadette, avec qui sa relation a duré quatre ans, de 2008 à 2012. En juin 2010, Barbara est accusée dans la presse de profiter de Jean-Paul Belmondo par abus de faiblesse et escroquerie: dans le cadre de son activité de gestion de boîtes de nuit, elle lui a demandé de lui prêter près de 200 000 euros. En 2017, elle est reconnue coupable et condamnée à 9 mois de prison avec sursis et à une amende de 5500 euros par le Tribunal correctionnel de Bruges, en Belgique.

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