Confidences: Jean-Paul Gaultier parle avec émotion de son chéri, mort du sida
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ConfidencesJean-Paul Gaultier parle avec émotion de son chéri, mort du sida

Le couturier français de 66 ans se livre sur sa relation et lance un appel à la jeunesse.

par
FDA
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Jean-Paul Gaultier s'exprime sur son compagnon, Francis Ménuge, qu'il a perdu en 1990.

Jean-Paul Gaultier s'exprime sur son compagnon, Francis Ménuge, qu'il a perdu en 1990.

Jean Paul Gaultier, l'enfant terrible de la mode française, réalise à 66 ans son rêve en présentant une revue aux Folies Bergère, haut lieu parisien du genre.

Jean Paul Gaultier, l'enfant terrible de la mode française, réalise à 66 ans son rêve en présentant une revue aux Folies Bergère, haut lieu parisien du genre.

AFP
Le spectacle raconte son parcours à travers un demi-siècle de mode et de culture pop.

Le spectacle raconte son parcours à travers un demi-siècle de mode et de culture pop.

AFP

Il cartonne en ce moment avec son Fashion Freak Show – au théâtre des Folies Bergère à Paris jusqu’au 30 décembre 2018 –, mais Jean-Paul Gaultier trouve tout de même le temps d'en faire la promotion. Pour Télé-Loisirs le créateur s'est étendu sur un épisode douloureux: celui de la disparition de son compagnon, Francis Ménuge.

En 1975, les deux hommes tombent amoureux l’un de l’autre. «Ce fut immédiat. Il était extrêmement mignon, drôle, brillant mais dans la conversation, je crois comprendre qu’il aime les femmes, racontait-il à «Gala» en 2015. Le soir-même au téléphone, Donald (ndlr: Potard, un ami d’enfance,) me dit que je me trompe gravement, que je lui ai plu aussi et qu’il a demandé mon numéro de téléphone.» Durant quinze ans, les tourtereaux vont vivre leur amour, et Francis Ménuge aidera même Gaultier à fonder sa société et lancer sa griffe. Mais en 1990, le virus du sida emporte l’alter ego du styliste. Une disparition dont il ne se remettra jamais.

«Il faut se protéger»

«On continue à vivre avec. Je crois que même si les gens ne sont plus là physiquement, on peut trouver une connexion. J'ai un handicap, je ne suis que ma moitié, on était tous les deux, on faisait un bloc», a-t-il confié.

Très ému, le designer a tenu à prendre la parole au sujet de «ce fléau terrible»: «À une époque où c'était en plus tabou de dire le terme sida. On disait «la maladie», c'est quelque chose d'assez terrible…» Et de véhiculer un message de prévention: «Il y a des gens qui ne se protègent plus. Je veux en profiter pour dire en effet qu'il faut se protéger.» Des mots qui ne devraient pas être pris à la légère.

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