19.07.2019 à 09:21

«J’espère vivre une saison avec moins d’emmerdes»

Football

En poste depuis 2003 après un premier passage entamé en 1992 déjà, Christian Constantin entame sa 23e saison à la tête du FC Sion. Il dit ses espoirs et ses craintes aussi.

par
Nicolas Jacquier
Christian Constantin: «Avec moi, Sion a quand même remporté deux championnats et déjà soulevé huit Coupes de Suisse.»

Christian Constantin: «Avec moi, Sion a quand même remporté deux championnats et déjà soulevé huit Coupes de Suisse.»

Keystone

Avec la venue ce vendredi soir à Tourbillon du FC Bâle que Sion n’a plus battu en championnat depuis le 1er mai 2011, Christian Constantin attaquera sa 23e saison à la tête du club valaisan.

Après un premier passage de six ans entre 1992 (où il avait alors succédé à André Luisier) et 1997, le boss de Tourbillon était revenu aux affaires en 2003. A l’époque, le FC Sion, relégué administrativement après s’être vu refuser la licence par la Ligue, avait été réintégré en Challenge League suite à une décision de justice tombée en octobre 2003, alors que le championnat avait déjà commencé depuis trois mois.

Christian Constantin, ça fait quoi d’entamer une 23e saison dans le rôle de patron du FC Sion?

On se dit que, putain, ça fait un sacré bail! J’ai autant de passions que de résistance. Avec moi, Sion a quand même remporté deux championnats et déjà soulevé huit Coupes de Suisse. Mon premier match européen m’avait amené à Simferopol, en Crimée, pour y affronter le champion d’Ukraine, Brigger avait été mon premier entraîneur. J’étais un vrai gamin… Aujourd’hui, je deviens un vieux machin (Rires). En Suisse, je ne suis pas sûr qu’un président ait duré aussi longtemps que moi. Ou alors peut-être Edi Nägeli à Zurich (ndlr: l’homme au cigare a dirigé le FCZ de 1957 à 1979, remportant durant cette période six titres de champion et cinq Coupes de Suisse).

Qu’attendez-vous de cette nouvelle saison?

On est toujours plein d’espoirs. Au final, je prendrai ce qui vient. J’espère surtout vivre une saison avec moins d’emmerdes. Le foot, c’est toujours un truc fragile, même quand tu penses que c’est du solide. Le supposé béton se transforme vite en argile.

On ne peut pas dire que vos attaquants ont particulièrement brillé durant cette période de préparation puisqu’aucun d’entre eux n’a marqué dans le jeu…

Il faut se méfier des théories résultant des matches amicaux. Une année, on avait cartonné avant le début de saison, mais cela ne nous avait pas empêché de transpirer ensuite. (…) Évidemment que le manque d’animation offensive m’ennuie un peu. On ne peut pas dire que l’on a loupé des buts ou péché à la conclusion, puisque l’on ne s’est pas vraiment créé d’occasions. Ce qui importe, c’est de marquer les buts qui comptent.

Justement, place aujourd’hui au FC Bâle…

Un match déterminant. Le moment de vérité, c’est pour tout à l’heure. On sait tous ce qu’il faudrait réussir pour connaître un départ idéal… Voici une année, l’incroyable erreur de notre nouveau gardien (ndlr: le Français Anthony Maisonnial, qui a désormais signé au Paris FC, en L2, après avoir résilié le contrat le liant à Sion), lobé par un long dégagement tessinois, nous avait coûté très cher contre Lugano. Cela avait même bousillé tout notre début de saison.

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