Laetitia Guarino: «J'étais une petite intrépide»

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Laetitia Guarino«J'étais une petite intrépide»

La Vaudoise de 23 ans Laetitia Guarino rend ce soir à Bâle sa couronne de Miss Suisse.

par
Trinidad Barleycorn
Keystone

Son sourire a régulièrement illuminé nos pages depuis son sacre le 11 octobre 2014. Avant de remettre sa couronne à la nouvelle lauréate ce soir à Bâle, Miss Suisse Laetitia Guarino, étudiante en médecine, a encore répondu à notre interview indiscrète pour clore son règne.

Laetitia Guarino, qui êtes-vous? Une fille qui aime la vie, passionnée par ce qu'elle fait et qui ne se prend pas la tête.

Votre premier souvenir? Je fais du parfum avec des pétales de roses avec mon père, vers 3-4 ans.

Etiez-vous une enfant sage? Pas du tout (Rires.) J'avais un très fort caractère, je criais beaucoup. Je ne faisais pas forcément beaucoup de bêtises, mais il fallait toujours que je fasse quelque chose, que j'organise quelque chose. Mais sinon à l'école, j'étais sage.

De quoi aviez-vous peur? Franchement, je n'ai jamais eu peur du noir, de la forêt, des monstres, des films d'horreur… J'étais une petite intrépide. Mais à y repenser, j'avais vraiment peur de perdre les gens que j'aime, j'avais peur de la maladie.

Dans l'enfance, quel fut votre plus grand choc? Un jour, je skiais avec ma sœur (Ludivine, de 2 ans sa cadette, ndlr) quand un épais brouillard s'est levé. Nous avons voulu prendre un raccourci pour rejoindre au plus vite nos parents. Nous nous sommes perdues et nous sommes retrouvées au sommet d'une falaise, toutes seules… Nous avons beaucoup pleuré. Puis nous avons descendu doucement toute la pente pour rejoindre la piste. On a vraiment eu peur. Je ne suis pas prête d'oublier ce jour-là!

Votre mère vous disait-elle «Je t'aime»? Oui. Beaucoup, oui.

Comment avez-vous gagné vos premiers sous? En ramassant des patates dans la ferme de mes oncles, vers 9-10 ans. Ils me donnaient 50 francs par semaine. Pas mal, non?

Que vouliez-vous devenir? Vétérinaire.

Quand avez-vous décidé de devenir médecin? Mon grand-papa me disait toujours que c'était bien de devenir médecin. Et que si je voulais plutôt être vétérinaire, c'était juste parce que j'adorais les animaux mais que les animaux, eux, n'aimaient pas aller chez le vétérinaire.

Votre premier amour? A 5 ans, Anthony Roubaty. Nos parents sont super amis. Cette histoire a duré toute mon enfance. Mais avec mon copain Stefano, c'est la première fois que je suis vraiment amoureuse.

C'est quoi, le vrai bonheur? Être avec les gens qu'on aime. Et pouvoir se regarder dans la glace le soir en étant fière de ce qu'on fait.

La plus belle de vos qualités? Je ne sais pas. Ma famille m'a dit un jour que j'étais généreuse. Je m'applique toujours pour les cadeaux, je veux que tout le monde soit content.

Votre plus grand regret? De ne pas avoir assez vu mon grand-papa paternel, Luciano, décédé il y a 2 ans. Il vivait dans le Jura. J'aurais dû y aller plus souvent.

Avez-vous déjà volé? Les habits de ma sœur souvent. Elle m'engueulait. Sinon, je n'ai jamais volé.

Avez-vous déjà tué? Non! A part des milliers de moustiques.

Si vous aviez le permis de tuer quelqu'un, qui serait-ce? Je tuerais tous les virus et les bactéries pour éliminer un bon paquet de maladies. Oui je sais, c'est une réponse d'étudiante en médecine!

Déjà payé pour l'amour? (Rires.) Non, je n'ai jamais fait ça.

Déjà menti à Stefano? Oh oui! Mais c'est surtout pour lui faire des surprises. Pour ses 25 ans, j'avais organisé un voyage à Rome avec tous ses copains. J'ai gardé le secret pendant 3 mois.

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée? Barack Obama.

Qui trouvez-vous sexy? Enrique Iglesias! Et le joueur de foot Marco Borriello.

Vos dernières larmes? Un moment où j'avais trop de stress, entre la reprise de mes études de médecine et les engagements de Miss Suisse, c'est beaucoup de gérer les deux. C'était aussi dû à la fatigue. Je dors peu, je révise beaucoup la nuit.

Déjà frôlé la mort? Oui, dans une voiture avec ma maman, ma meilleure amie Sara et sa mère Karine. Une voiture est venue en sens inverse, Karine a donné un grand coup de volant pour lui échapper de justesse. Nous étions sous le choc. Elle nous a dit que ce n'était plus elle qui conduisait à ce moment-là, qu'il devait y avoir quelqu'un, quelque part, qui nous avait sauvés.

Croyez-vous en Dieu? Oui. Pour moi c'est important de croire. Aussi pour les proches qui sont partis. Je me dis qu'ils sont quelque part et me regardent.

Votre péché mignon? Le chocolat suisse!

En tant que Miss Suisse, vous avez gagné 10 000 francs par mois. Et après? Je redeviens simple étudiante. Je vais d'abord rattraper le retard que j'ai accumulé, et après on verra si je reprends le job que j'avais à l'hôpital. J'ai aussi déjà eu des propositions de contrats pour après, de sponsoring. Financièrement, je ne suis pas inquiète. J'ai pu économiser beaucoup. Je vais garder cet argent pour mes études. Ce sera de l'argent bien dépensé.

Pensez-vous avoir gagné assez par rapport au travail fourni? J'ai travaillé vraiment énormément et je suis contente que l'argent que j'ai gagné en plus de mes 10 000 francs soit allé à l'association Corelina. Je suis fière de cela. Je ne suis pas frustrée de ne pas avoir gagné autant que les Miss qui m'ont précédée car être l'ambassadrice de Corelina, c'est quelque que j'ai adoré faire. J'ai donné tout mon cœur pour ça. Après avoir vu les enfants qu'on a pu sauver avec cet argent, on ne peut pas dire qu'on aurait voulu gagner plus.

Qu'avez-vous le plus apprécié cette année? Le fait d'avoir pu rencontrer plein de personnes intéressantes, de tous les horizons, que je n'aurais jamais rencontrés sinon. D'avoir pu représenter une association qui me tient à cœur et faire des choses concrètes pour elle, pas juste faire la belle. Le négatif il y en a peu, c'est une année géniale que je n'oublierai jamais et qui me servira toute ma vie. Ce soir, je serai émue. C'est une page qui se tourne mais je ne pense pas que je vais pleurer. Enfin, on verra! (Rires.)

Qui sont vos vrais amis? Je suis très fidèle en amitié. Beaucoup sont des amis d'enfance. Sur les réseaux sociaux, on a tout plein d'amis mais il ne faut pas oublier qui sont nos vrais amis. Mon père m'a toujours dit: «Avoir plein d'amis sur Facebook, c'est comme être riche au Monopoly.»

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire? Enrique Iglesias. Et si vous pouvez lui donner mon numéro en passant… Je rigole évidemment.

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