Suisse - Les jeunes hommes plus souvent en surpoids que les filles
Publié

SuisseLes jeunes hommes plus souvent en surpoids que les filles

Si le surpoids touche davantage les jeunes hommes selon Promotion Santé Suisse, les jeunes femmes se perçoivent plus souvent comme étant «trop grosses».

par
Comm/JBA
Image d’illustration.

Image d’illustration.

Pixabay

Durant l’année scolaire 2019-2020, Promotion Santé Suisse a constaté pour la première fois dans son monitoring de l’indice de masse corporelle (IMC) des différences notables entre filles et garçons, indique jeudi la fondation dans un communiqué. Ces disparités se manifestent aussi dans une perception différente du corps d’un genre à l’autre: les filles pensent souvent qu’elles sont trop grosses bien qu’elles aient un poids normal, alors que les garçons en surpoids se perçoivent souvent comme ayant un poids adéquat.

Promotion Santé Suisse observe des différences statistiques notables entre la part des filles et celle des garçons en surpoids, tous niveaux scolaires confondus. Ces différences sont particulièrement marquées au niveau secondaire, où les jeunes hommes sont plus souvent en surpoids que les jeunes femmes (26,8% contre 21,8%). La disparité entre les genres va de pair avec une perception du corps et des représentations divergentes du corps idéal, ce qui fait que les jeunes femmes et les jeunes hommes réagissent différemment à d’éventuels problèmes de poids.

Selon l’étude «Health Behaviour in School-Aged Children» (HBSC) réalisée par Addiction Suisse en 2018, les garçons (82%) sont nettement plus souvent satisfaits de leur aspect physique que les filles (69%). L’étude HBSC affirme aussi que 40% des filles de 14 à 15 ans se trouvent trop grosses contre seulement 25% des garçons.

Autoperception du poids des jeunes de 15 ans selon le genre et le poids effectif.

Autoperception du poids des jeunes de 15 ans selon le genre et le poids effectif.

Etude HBSC 2018, Addiction Suisse

Importance de l’origine sociale

L’origine sociale et la nationalité continuent de jouer un rôle dans la prévalence du surpoids et de l’obésité. Les enfants de parents sans formation supérieure ont le plus grand risque d’être en surpoids. 31,9% d’entre eux sont en surpoids ou obèses. En revanche, les enfants de parents ayant suivi une formation supérieure sont nettement moins touchés par le surpoids (9,4%). Les enfants de parents étrangers sont plus souvent en surpoids ou obèses (21,9%) que les enfants de parents suisses (15,1%).

Depuis 15 ans, Promotion Santé Suisse collecte des données sur le poids corporel des enfants et des adolescents. Les données sont recueillies lors des enquêtes de médecine scolaire dans les villes de Bâle, Berne et Zurich, et traitées de manière anonyme. Pour ce qui est de l’impact du confinement, les chiffres actuels n’apportent encore aucun enseignement, car la plupart des données avaient été collectées auparavant. Quand on observe la totalité des quinze années depuis la première étude du monitoring de l’IMC de l’année scolaire 2005/06, on voit diverses tendances se dessiner, selon le niveau scolaire.

À l’inverse des écoles du 1er cycle et du 2e cycle, où la part d’enfants en surpoids et obèses a baissé en permanence ou n’a, du moins, pas augmenté depuis le début des mesures, on ne constate pas d’évolution similaire au niveau secondaire. De fait, le nombre de jeunes de 14 à 16 ans en surpoids se maintient à un niveau comparativement élevé et affiche un taux de 24,4% face à une moyenne de 17,1% tous niveaux scolaires confondus.

Promotion Santé Suisse

Promotion Santé Suisse est une fondation soutenue par les cantons et les assureurs. En vertu de son mandat légal, elle initie, coordonne et évalue des mesures destinées à promouvoir la santé. La Fondation est soumise au contrôle de la Confédération. Actuellement, chaque personne verse, en Suisse, une contribution mensuelle de 40 centimes en faveur de Promotion Santé Suisse. Ce montant est encaissé par les assureurs maladie pour le compte de la fondation.

Votre opinion

8 commentaires