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AssociationsJeunesse+Sport: fronde contre la baisse des subventions

Vu le grand nombre de camps, de cours et de formations offerts en 2014, l'Office fédéral du sport (OFSPO) a décidé de réduire les subventions de 25% à compter du 1er août. Tollé général parmi les associations bénéficiaires.

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Jeunesse+Sport est victime de son succès. L'afflux des demandes a conduit à la baisse des subventions. Les organisations, qui recevront moins d'argent à compter du 1er août, concernées sont fâchées. Elles ont appelé jeudi les autorités à revoir leur copie.

La nouvelle loi sur l'encouragement du sport entrée en vigueur en octobre 2012 repose sur de nouveaux principes. Le budget annuel de quelque 80 millions de francs doit être tenu.

Si davantage de jeunes font du sport, l'argent disponible doit être réparti sur davantage de personnes. Vu le grand nombre de camps, de cours et de formations offerts en 2014, l'Office fédéral du sport (OFSPO) a donc décidé de réduire les subventions de 25% à compter du 1er août, pour les faire revenir au niveau de 2011.

Même la rallonge de 12 millions de francs que le Conseil fédéral vient de proposer au Parlement, qui avait préféré en savoir plus avant de débourser ce montant, ne suffira pas. Ce crédit supplémentaire ne couvre que la somme qui manque actuellement, note l'OFSPO.

Selon lui, il revient au gouvernement et aux Chambres de décider si le budget Jeunesse Sport doit être augmenté et, si oui, à partir de quand. Les associations d'enfants et de jeunesse comptent bien faire pression. Plusieurs parlementaires se sont d'ailleurs déjà fait le relais de ces préoccupations.

Organisations fâchées

Les organisations réclament l'annulation de la baisse des subventions prévue au 1er août et le maintien des prestations actuelles. Elles critiquent en outre un changement de système au cours de l'été.

Les offres clôturées avant le 31 juillet sont indemnisées aux anciens tarifs alors que les cours et les camps se terminant le 1er août ou plus tard recevront moins. Quelque 300 camps et plus de 9300 enfants sont concernés, selon les associations.

Les récipiendaires n'apprécient pas de devoir réagir à si court terme, alors que les contrats de location (campements, maisons) ont souvent été signés depuis longtemps. A défaut de trouver une autre source de financement, ils devront augmenter la facture des participants.

Le subventionnement en fonction de la demande rend les pronostics difficiles, se défend l'OFSPO. Et de rappeler qu'il était initialement prévu que l'adaptation entre en vigueur le 1er janvier.

(ats)

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