Actualisé 12.10.2017 à 06:30

MaternitéJJ et la petite sirène

Quand des coquillages te protègent des crevasses.

par
Josiane & Josette
dr

La maternité c’est magnifique. On se sent immédiatement épanouie, rassurée, décontractée. Comme dans les contes de fées, belle, avec un beau brushing, même quand on sort de l’eau. Et si, pour peu qu’on le souhaite (QUOI??!!! Il y a des femmes qui ne le souhaitent pas? Sacrilège et sortilège!), on allaite son bébé, à l’image de la vierge diaphane qui porte fièrement le divin enfant, c’est carrément le paradis. Vous vous sentez mère, vous vous sentez femme, vous vous sentez bien. Le prince charmant est à vos côtés et vous regarde avec amour et désir car la maternité ne vous rend pas moins désirable, au contraire. Vous embellissez. Voici votre histoire.

Il était une fois une jolie demoiselle, une divine sirène, une bombasse. La petite sirène avait décidé de retrouver son prince charmant et d’avoir plein d’enfants. Mais là n’est pas la fin du conte. Dès le premier baiser, comme par enchantement, la jeune femme sentit la petite fleur germer et fleurir en son sein. Elle donna naissance à un héritier parfait un beau jour de juillet ensoleillé et fût ravie de célébrer la vie dans le parfum des roses. La plénitude est parfaite. Sa marraine la fée, souhaitant sublimer son allure fraiche et délicate, lui offre, à peine sortie de la salle d’accouchement, de beaux coquillages. Pour y mettre ses bijoux sur sa table de nuit? Non non, pour y glisser ses charmants seins galbés et gorgé d’un lait tiède qui jamais ne déborde. Dans un jet de cheveux flamboyants, elle rayonne dans l’écume et les embruns. La vie de la sirène se déroule en parfaite harmonie, son tendre et joufflu bambin dans son giron (il y restera jusqu’au mariage), repu du nectar maternel qui jamais n’a osé flétrir les fermes et menues mamelles de la mère ivre de bonheur.

« Mwouahahahahaha! » Cette félicité sans tâche, c’était sans compter la démoniaque, la cruelle, la fourbe sorcière Réalité (Reality en VO). Vous pensiez qu’elle allait laisser la femme poisson se repaître d’une vie sans embûches? Petit saut dans le temps… Tante Réalité offre aussi de jolies coques de nacre, oui, oui. Ceux-là se glissent dans le soutien-gorge et enveloppent les tétons douloureux (et ce n’est que le prénom) qui viendront reposer dans l’humidité qu’ils génèrent. Une douce fragrance style forêt tropicale? Ne rêvez pas!

Pire que Maléfique, Réalité remplit les coques rigides de vieux lait et crevasse les tétons. Parce que ce qu’il reste de glamour après son passage, c’est éventuellement un minuscule petit carré de peau entre la nuque et l’omoplate, celle qui n’est ni boutonneuse, ni marbrée de vergetures, ni suante, ni recouverte de lait caillé. Ça déborde? Pas grave, on peut rajouter des compresses par-dessus, au cas où notre décolleté n’aurait pas encore assez l’air de celui de Madonna made by Jean-Paul Gauthier.

Nous n’oserons dire que ça ne fonctionne pas, nous n’oserons nier le soin apporté à la confection (même sur-mesure sans augmentation de prix pour les seins hors-normes) et l’ingéniosité de l’idée, nous n’oserions critiquer les bénéfices de l’écoute de l’équipe en charge de la vente et du service après-vente. Nous n’oserions. Mais par quoi devrons-nous encore passer, nous les femmes, nous le charme?

Le peu de dignité que le tire-lait avait encore laissé à l’allaitement, les coquillages, pourtant synonymes de vacances et de sable chaud, l’ont définitivement radié. Bientôt, entre les tampons, les moon cup, les bandes de cire et autres réjouissances, nous entendrons dans l’intimité des salles-de-bains: «Dis-moi mon chéri, tu peux me passer mes nacres?»

Cet article vous a été concocté par le blog JJSphere: les bons plans, les rencontres et les voyages des blogueuses Josiane & Josette!

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