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DopageJO 2018: Poutine met en garde le CIO

Le président russe a prévenu qu'une interdiction des athlètes russes à Pyeongchang «ferait du mal au mouvement olympique».

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Le Comité international olympique continue le combat. Il va faire appel devant le Tribunal fédéral à Lausanne de décisions du Tribunal arbitral du sport ayant partiellement blanchi des athlètes russes impliqués dans le scandale de dopage des JO de Sotchi 2014. (Jeudi 3 mai 2018)

Le Comité international olympique continue le combat. Il va faire appel devant le Tribunal fédéral à Lausanne de décisions du Tribunal arbitral du sport ayant partiellement blanchi des athlètes russes impliqués dans le scandale de dopage des JO de Sotchi 2014. (Jeudi 3 mai 2018)

Keystone
Médaillé d'argent aux Mondiaux de Paris, le lutteur russe Alexander Chekhirkin a été contrôlé positif à un glucocorticoïde. (Mercredi 28 février 2018)

Médaillé d'argent aux Mondiaux de Paris, le lutteur russe Alexander Chekhirkin a été contrôlé positif à un glucocorticoïde. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a qualifié «d'extrêmement décevante et surprenante» la décision prise par le Tribunal arbitral du Sport (TAS) de blanchir jeudi les sportifs russes bannis à vie pour dopage par l'instance olympique. (Dimanche 4 février 2018)

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a qualifié «d'extrêmement décevante et surprenante» la décision prise par le Tribunal arbitral du Sport (TAS) de blanchir jeudi les sportifs russes bannis à vie pour dopage par l'instance olympique. (Dimanche 4 février 2018)

Keystone

Interdire aux sportifs russes de participer aux JO d'hiver 2018 de Pyeongchang ou les forcer à évoluer sous bannière neutre «ferait du mal au mouvement olympique», a averti jeudi Vladimir Poutine. Une telle décision constituerait «une humiliation pour la Russie», a souligné le président russe.

«L'effet sera opposé»

«Il y a deux options: forcer la Russie à participer sous drapeau neutre ou ne pas l'autoriser du tout aux Jeux olympiques. Les deux constituent une humiliation pour le pays», a déclaré le président russe à l'occasion d'une conférence du club Valdaï organisée à Sotchi.

«Si quelqu'un pense que cela influencera la campagne présidentielle au printemps prochain, il se trompe lourdement. L'effet sera opposé. Et cela fera beaucoup de mal au mouvement olympique», a-t-il ajouté.

A quatre mois des JO 2018 (9-25 février), le CIO cherche à déterminer dans quelles conditions les sportifs russes pourront participer malgré le scandale de dopage les affectant. Selon le président russe, le CIO subit la pression «des sponsors et des chaînes de télévision» et ses sponsors «cèdent à leur tour aux signaux sans ambiguïté des instances américaines» pour suspendre la Russie.

Rapports attendus

La Russie est au coeur d'un scandale de dopage après les révélations du juriste canadien Richard McLaren, qui a en 2016 mis à jour un système de dopage institutionnalisé dans le sport russe, révélant notamment la participation des services secrets russes (FSB), y compris pendant les JO 2014 d'hiver organisés à Sotchi. Le CIO a créé deux commissions chargées d'enquêter plus précisément sur les allégations concernant les JO 2014. Les rapports de ces deux commissions doivent servir de base au CIO pour d'éventuelles sanctions contre la Russie.

Le président de l'instance olympique, l'Allemand Thomas Bach, a demandé à la commission Schmid de rendre son rapport «avant la fin de l'année». Mi-septembre 2017, en pleine session du CIO à Lima, dix-sept organisations nationales antidopage, emmenées par les Américains avec notamment les Britanniques et les Français, et rejoints par une dizaine d'autres depuis, ont réclamé l'exclusion du Comité olympique russe pour les JO 2018.

(si)

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