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JOJO-2020: Istanbul, le pont entre deux continents (ENCADRE)

LAUSANNE (Canton de Vaud), 02 sept 2013 (AFP) - Fiche d'Istanbul, finaliste avec Madrid et Tokyo dans la course à l'organisation des jeux Olympiques d'été de 2020: Istanbul est la plus grande ville de Turquie avec plus de 15 millions d'habitants.

La Turquie n'a jamais organisé des jeux Olympiques. Istanbul fut déjà candidate pour les Jeux d'été de 2000, 2004, 2008 et 2012. Budget estimé: 2,9 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) Facture totale estimée incluant les infrastructures: 22,3 milliards de dollars (16,9 milliards d'euros) Atouts: Istanbul, qui en est à sa cinquième candidature, propose des Jeux à cheval sur deux continents, l'Europe et l'Asie, avec pour toile de fond le cadre idyllique du Bosphore, ce qui n'a jamais été vu dans l'histoire olympique. Avec son slogan "Bridge together", elle joue sur la métaphore de la main tendue vers les peuples. Le choix de la Turquie, qui serait alors le premier pays à majorité musulmane à accueillir des JO, permettrait au Comité international olympique (CIO) de poursuivre sa quête de nouveaux horizons, avec des nouveaux marchés à la clé. Sa persévérance, elle en est à sa cinquième candidature, joue en sa faveur, d'autant que le pays a gagné en expérience depuis avec la tenue de plusieurs grands événements sportifs, dont les Jeux méditerranéens cet été. Même si sa devise, comme celle d'autres pays émergents, est malmenée sur les marchés depuis juin, la Turquie garde une économie florissante, avec des prévisions de croissance annuelle entre 4 et 5% jusqu'en 2016. Les investissements prévus pour les Jeux permettraient à la métropole, dont près de la moitié de la population n'a pas 25 ans, de se doter d'infrastructures dont elle a grandement besoin. Le petit plus: les cérémonies d'ouverture et de clôture, qui se tiendraient du côté asiatique du Bosphore, pourraient être suivies non seulement par les 70.000 spectateurs dans l'enceinte prévue, mais jusqu'à 500.000 autres personnes depuis les rives. Points faibles: le problème N.1 de la candidature stambouliote est la question des embouteillages, d'autant que le comité de candidature a multiplié les risques en dispersant les sites de compétition en quatre grandes zones. L'inauguration d'une nouvelle ligne de métro, la construction d'un troisième pont sur le Bosphore et le projet d'un troisième aéroport desservant la ville, entre autres investissements, ne suffisent pas à dissiper les craintes que les problèmes de transport virent au cauchemar pour les athlètes se rendant à leur site de compétition. Les grandes manifestations autour de la place Taksim en juin et surtout la manière dont le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a traité cette vague de contestation qui s'est étendue à toutes les villes du pays ont noirci le dossier turc. Après s'être laissés séduire pour 2016 par Rio de Janeiro, secouée de même par un grand mouvement social en pleine Coupe des Confédérations de football au début de l'été, les membres du CIO pourraient être peu enclins à accorder les Jeux à un autre pays émergent. stp/ol/chc

(AFP)

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