États-Unis: Joe Biden officiellement investi par le Parti démocrate
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États-UnisJoe Biden officiellement investi par le Parti démocrate

Dans un vote sans surprise, le Parti démocrate a choisi, lors de sa convention, Joe Biden pour défier Donald Trump, le 3 novembre prochain.

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Joe Biden a été rejoint par sa vice-présidente, la sénatrice de Californie Kamala Harris à l'extérieur du Chase Center de Wilmington (Delaware) pour saluer leurs partisans présents. (Vendredi 21 août 2020)

Joe Biden a été rejoint par sa vice-présidente, la sénatrice de Californie Kamala Harris à l'extérieur du Chase Center de Wilmington (Delaware) pour saluer leurs partisans présents. (Vendredi 21 août 2020)

AFP
Des partisans de Joe Biden, regroupés hors du Chase Center, ont pu regarder un feu d'artifice à la fin du discours du candidat à l'élection présidentielle, en clôture de la convention d'investiture démocrate. (Vendredi 21 août 2020)

Des partisans de Joe Biden, regroupés hors du Chase Center, ont pu regarder un feu d'artifice à la fin du discours du candidat à l'élection présidentielle, en clôture de la convention d'investiture démocrate. (Vendredi 21 août 2020)

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Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a promis jeudi soir une stratégie nationale au «premier jour» de son mandat pour combattre la pandémie de coronavirus. (Vendredi 21 août 2020)

Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a promis jeudi soir une stratégie nationale au «premier jour» de son mandat pour combattre la pandémie de coronavirus. (Vendredi 21 août 2020)

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Joe Biden a été officiellement investi mardi par les démocrates pour la présidentielle américaine le 3 novembre où il affrontera Donald Trump, qui l’a accusé d’être la «marionnette» de l’aile gauche du parti.

Dans un vote sans surprise, la majorité des délégués démocrates ont choisi l’ancien vice-président pour défier le milliardaire républicain, au deuxième jour de la convention du parti organisée à Milwaukee (nord) mais entièrement virtuelle en raison du Covid-19. «Merci du fond du cœur», a réagi dans un message vidéo en direct Joe Biden, 77 ans. Il doit accepter cette nomination jeudi, lors du discours de clôture de la convention qui fera entrer la campagne électorale dans le vif du sujet.

Deux anciens présidents, Jimmy Carter, 95 ans, et Bill Clinton, 73 ans, ont été les vedettes de la deuxième soirée. Tous deux ont accusé le locataire de la Maison-Blanche d’avoir installé le «chaos» alors que le pays est plongé dans une grave crise économique et sanitaire.

«Le Bureau ovale devrait être un centre de commandement. Au lieu de cela, c’est le cœur de l’orage. Il n’y a que le chaos», a affirmé Bill Clinton. Jimmy Carter a pour sa part salué «l’expérience, la personnalité et la décence» de Joe Biden «pour nous rassembler et restaurer la grandeur de l’Amérique».

Gentillesse et courage

L’étoile montante au Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, figure de l’aile gauche du parti et farouche opposante du président, n’a eu droit qu’à une brève intervention. La femme de Joe Biden, Jill, s’est exprimée en fin de soirée depuis une école de Wilmington, fief de la famille dans le Delaware (nord-est). L’ancienne enseignante a notamment dénoncé les dégâts de la pandémie sur les familles.

Elle a aussi livré un témoignage vibrant sur le courage de son mari qui a vécu deux drames personnels, la mort de sa première femme et de sa fille dans un accident de voiture en 1972, puis celle de son fils aîné Beau décédé d’un cancer en 2015. «Comment réunir une famille brisée? De la même façon que vous unifiez une nation», a-t-elle dit. «Avec amour et compréhension, et avec des petits gestes de gentillesse. Avec courage. Avec une foi inébranlable».

Deux figures respectées du parti républicain ont affiché leur soutien à Joe Biden, capable, selon eux d’unifier les modérés des deux camps: Colin Powell, ancien général et chef de la diplomatie américaine, et Cindy McCain, la veuve du sénateur John McCain, décédé en 2018, héros de la guerre du Vietnam que Donald Trump détestait.

Joe Biden a été officiellement investi mardi par le Parti démocrate pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle américaine du 3 novembre.

Joe Biden a été officiellement investi mardi par le Parti démocrate pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle américaine du 3 novembre.

KEYSTONE/AP

«Marionnette»

Barack Obama doit s’exprimer mercredi soir, après la colistière de Joe Biden, Kamala Harris. Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l’attention médiatique, Donald Trump sillonne les États-Unis, concentrant ses efforts sur les États clés. Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s’est rendu mardi dans l’Iowa et en Arizona.

Il a renouvelé, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus agressives envers celui qu’il affuble systématiquement du surnom moqueur de «Sleepy Joe» («Joe l’endormi»). «Joe Biden est la marionnette de la gauche radicale», a-t-il lancé, pour mobiliser son électorat conservateur. «Cela va au-delà du socialisme». «La Chine veut absolument qu’il gagne! L’Iran veut absolument qu’il gagne!» a-t-il lancé sous les applaudissements, se posant un négociateur intraitable.

Réquisitoire de Michelle Obama

Pour la soirée d’ouverture de la convention, l’ex-Première dame Michelle Obama, qui bénéficie d’une cote de popularité inoxydable dans le camp démocrate, s’était livrée lundi à un réquisitoire sur le bilan de Donald Trump et dénoncé son «manque total d’empathie».

Accusé d’avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une «rouge» (républicaine) et une «bleue» (démocrate), Donald Trump a répondu du tac au tac sur Twitter. «Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden», a ajouté le président, en difficulté dans les sondages. Donald Trump a confirmé qu’il prononcerait son discours à l’issue de la convention républicaine depuis les jardins de la Maison-Blanche, le 27 août.

Affirmant avoir «sauvé des millions de vies» et assurant être en train de reconstruire «une économie encore plus forte qu’avant», il a balayé les critiques sur sa gestion de la pandémie de coronavirus qui a fait plus de 170’000 morts aux États-Unis.

Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur son goût des estrades, sa capacité à jouer avec les foules, s’est aussi moqué du message enregistré de Michelle Obama. «Contrairement à Michelle Obama, je serai en direct. C’est toujours beaucoup mieux en direct», a-t-il ajouté, évoquant son discours.

(ATS/NXP)

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