États-Unis: Joe Biden repart en campagne électorale en Géorgie
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États-UnisJoe Biden repart en campagne électorale en Géorgie

Le président élu a fait le déplacement mardi en Géorgie pour mobiliser l’électorat démocrate en Géorgie, où deux sièges cruciaux du Sénat sont en jeu.

Joe Biden a besoin des deux sièges républicains de la Géorgie au Sénat pour contrôler la chambre haute du Parlement américain.

Joe Biden a besoin des deux sièges républicains de la Géorgie au Sénat pour contrôler la chambre haute du Parlement américain.

KEYSTONE/EPA/ALYSSA POINTER

Le président américain élu Joe Biden a affiché mardi son ambition d’arracher le contrôle du Sénat américain lors d’un déplacement de campagne en Géorgie pour soutenir deux candidats démocrates. «Je veux que les choses soient faites», a-t-il lancé à Atlanta.

«Envoyez-moi ces deux hommes et nous contrôlerons le Sénat et nous changerons la vie des gens de Géorgie», a promis Joe Biden aux militants qui assistaient à la réunion de campagne depuis leur voiture. Il a fustigé l’inaction du Congrès, où les négociations sur un vaste plan de relance économique patinent depuis juillet.

Plus tôt, Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine à la chambre haute du congrès et indéfectible soutien du président sortant Donald Trump, a été le dirigeant républicain le plus haut placé à féliciter le «président élu» Biden, un qualificatif qu’évitaient d’employer jusqu’ici de nombreux partisans du milliardaire républicain.

Joe Biden, qui a besoin d’une majorité au Sénat pour faire voter les importantes réformes de son programme, a confirmé lui avoir parlé. «Je lui ai dit que même si nous étions en désaccord sur de nombreux sujets, il y a des choses que l’on peut faire ensemble», a dit l’ancien sénateur du Delaware, qui a bâti sa carrière sur sa capacité à trouver des compromis.

Républicains favoris

Les démocrates doivent impérativement remporter les deux sièges de Géorgie pour revenir à égalité au Sénat et ravir aux républicains le contrôle de la chambre haute. En cas d’égalité en effet, c’est la future vice-présidente Kamala Harris qui, comme le veut la constitution, départagerait les votes.

Raphael Warnock, qui affronte la républicaine Kelly Loeffler, avait dès lundi appelé les électeurs à se déplacer pour l’ouverture du vote par anticipation. Ce pasteur noir, qui officie dans l’ancienne église de Martin Luther King à Atlanta, a créé la surprise en devançant de plus de 300’000 voix la sénatrice sortante, une fervente supportrice de Donald Trump.

Kelly Loeffler devrait toutefois récupérer les voix qui étaient allées à un candidat républicain dissident lors du premier tour le 3 novembre. Dans l’autre scrutin, Jon Ossoff, un ancien journaliste d’investigation de 33 ans, avait surpris en talonnant le sortant David Perdue.

Sur le papier, les républicains partent vainqueurs, mais les démocrates comptent sur la mobilisation d’un électorat désormais plus jeune et plus divers. Ils sont aussi galvanisés par la victoire de Joe Biden dans cet État qui n’avait pas voté pour un candidat de leur parti à la présidentielle depuis 1992.

Une foule «limitée» pour l’investiture en janvier

Le comité d’organisation de l’investiture du futur président américain Joe Biden a averti mardi que la possibilité d’assister en personne à cette cérémonie serait «extrêmement limitée», afin de lutter contre la pandémie de Covid-19. Elle se déroule normalement sur les marches du Congrès, mais se déroulera cette année dans l’ombre du coronavirus, qui a déjà fait plus de 300’000 morts aux États-Unis, où des records de contamination sont enregistrés.

«Le 20 janvier, le président élu [Joe] Biden et la vice-présidente élue [Kamala Harris] prêteront serment au Capitole lors d’une cérémonie historique qui inclura des protocoles de sécurité et sanitaires très stricts», a indiqué dans un communiqué le comité pour l’investiture présidentielle (PIC). Il a appelé le public à éviter de se rendre à Washington. Une autre inconnue est la présence ou non à la cérémonie de Donald Trump, qui continue à contester sa défaite. Le président républicain n’a pas non plus confirmé s’il allait recevoir Joe et Jill Biden pour leur visite protocolaire à la Maison-Blanche, dans le cadre de la transition du pouvoir.

(ATS/NXP)

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