Covid-19 – Joe Biden tente de mettre les Etats-Unis en ordre de bataille
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Covid-19Joe Biden tente de mettre les États-Unis en ordre de bataille

Face au Covid-19, le président américain annonce des mesures, mais rien de pénible pour ses concitoyens. Vaccinés, les touristes étrangers, eux, devront avoir un test négatif très récent.

Les touristes étrangers arrivant aux États-Unis (ici l’aéroport Tom Bradley, à Los Angeles) devront être vaccinés et présenter un test négatif effectué dans la journée précédant leur départ.

Les touristes étrangers arrivant aux États-Unis (ici l’aéroport Tom Bradley, à Los Angeles) devront être vaccinés et présenter un test négatif effectué dans la journée précédant leur départ.

AFP

Faire face à l’hiver et au variant Omicron, sans crisper davantage une population américaine lasse de la pandémie et de moins en moins convaincue par sa gestion sanitaire: c’est la difficile équation que tente de résoudre Joe Biden en présentant, jeudi, un nouveau plan de lutte contre le Covid-19.

La Maison-Blanche a dévoilé une série d’initiatives dans un document qui ne contient toutefois aucune annonce spectaculaire, et surtout aucune nouvelle mesure de nature contraignante pour les citoyens américains. L’Administration Biden compte davantage sur le renforcement de dispositions déjà existantes. Le point peut-être le plus saillant des mesures annoncées jeudi est le renforcement des exigences pour les voyageurs internationaux: à partir «du début de semaine prochaine», il leur faudra, en plus d’être vaccinés, présenter un test négatif réalisé dans la journée précédant le départ. Le test pouvait jusqu’ici être réalisé dans les trois jours avant l’envol.

Un haut responsable de la Maison-Blanche a toutefois précisé qu’il n’était pas pour l’instant question d’imposer une quarantaine aux arrivants, une information qui avait circulé dans la presse. Les vols domestiques restent eux dispensés de ces exigences sanitaires pour le moment.

Masque dans les transports publics jusqu’à la mi-mars

À l’intérieur des frontières, l’Administration Biden prolonge jusqu’au 18 mars l’obligation de porter le masque dans les transports en commun, qui devait expirer le 18 janvier. La Maison-Blanche annonce aussi des mesures destinées à augmenter le dépistage: les tests réalisés à domicile seront remboursés par les assurances santé privées, et le nombre de tests distribués gratuitement sera doublé à 50 millions.

Mais le grand enjeu reste de développer la vaccination pour Joe Biden, qui avait promis, avant son élection, d’endiguer la pandémie, et à qui il a été abondamment reproché d’avoir crié victoire prématurément début juillet, juste avant que le variant Delta ne frappe le pays.

Des cliniques de vaccination familiales

Alors que moins de 60% des Américains de tous âges sont pleinement vaccinés, Washington doit convaincre ceux qui ne le sont pas de sauter le pas, mais aussi persuader ceux qui le sont de recevoir une dose de rappel (booster), tout en encourageant les parents à faire vacciner leurs enfants à partir de l’âge de 5 ans. Face à ça, la vaccination et, plus largement, toutes les mesures sanitaires contraignantes prises face au Covid-19 font l’objet de critiques parfois extrêmement virulentes dans le camp conservateur.

Joe Biden veut lancer «des centaines» de cliniques de vaccination «familiales», dans lesquelles les enfants pourront être vaccinés pendant que leurs parents et grands-parents recevront leurs doses de rappel.

Premier cas d’Omicron

Par ailleurs, alors que les États-Unis ont confirmé, mercredi, qu’un premier cas du nouveau variant Omicron avait été détecté sur le sol américain, la Maison-Blanche assure que des mesures sont prises pour faire face à «tous les scénarios». «Le président s’engage à utiliser toutes les ressources du gouvernement pour assurer que nous aurons accès rapidement à des vaccins et à des ‘boosters’ mis à jour pour les citoyens américains, dans le cas peu probable où cela serait nécessaire pour combattre le variant Omicron.»

Un enjeu énorme pour le président

L’enjeu politique est immense pour Joe Biden, à un an environ d’élections législatives de mi-mandat. Le président démocrate, dont la cote de confiance est très basse, n’arrive pas à capitaliser sur le rebond économique aux États-Unis, pas plus qu’il ne parvient à susciter l’enthousiasme avec de gigantesques plans d’investissement. Ses adversaires républicains n’ont de cesse de lui rappeler que le coronavirus continue à tuer des centaines d’Américains chaque jour depuis son élection. Plus de 780’000 personnes ont succombé au Covid-19 aux États-Unis, selon l’université Johns Hopkins. Selon le site Fivethirtyeight, qui agrège des sondages, au 1er décembre, seulement 48% des Américains soutenaient la réponse de l’Administration Biden à la crise sanitaire. Avant le mois de juillet, ils étaient encore plus de 60% dans ce cas.

(AFP)

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