Football: Joël Magnin: «Au bord du terrain, je n'étais pas fier»

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FootballJoël Magnin: «Au bord du terrain, je n'étais pas fier»

Au lendemain de l'humiliation d'un fantomatique Xamax, ridiculisé 6-0 par Lausanne, son entraîneur essaie de comprendre les raisons du naufrage.

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Sport-Center
Pour Joël Magnin (assis ici sur le banc de la Maladière), Xamax a peut-être fait preuve d'un coupable excès de confiance.

Pour Joël Magnin (assis ici sur le banc de la Maladière), Xamax a peut-être fait preuve d'un coupable excès de confiance.

Keystone

Il est assez fréquent, surtout arrivé à ce stade de la compétition, que des équipes de Super League se fassent sortir par des formations évoluant un ou même plusieurs niveaux en-dessous. Mais jamais, probablement, de toute l'histoire de la Coupe de Suisse, une équipe ne s'était fait sortir en étant pareillement humiliée que Xamax ne l'a été jeudi soir à la Pontaise.

Corrigés un set à zéro (6-0) par Lausanne, les Neuchâtelois ont été transparents, jouant les fantômes à la perfection en cette soirée d'Halloween. «On a pris une bonne claque, reconnaît Joël Magnin. On n'était pas présents. Au bord du terrain, je n'étais pas fier. Je ne parlerai pas de honte. On n'avait simplement pas la capacité de changer de stratégie, d'emprunter un autre chemin dès l'instant où ce que l'on avait prévu de faire ne fonctionnait pas (…) Peut-être y a-t-il eu un peu d'autosatisfaction après notre victoire en championnat contre Lucerne. On s'est surévalué en étant peut-être trop confiant, en ne prenant pas suffisamment au sérieux notre adversaire.»

Xamax avait perdu ses valeurs

Alors que Christian Binggeli lui-même avait clamé sa volonté sinon d'aller chercher cette Coupe du moins de s'en rapprocher, un pareil blackout de Xamax peut-il s'expliquer? «Dans cette compétition, reprend son entraîneur, il se produit des choses inexplicables quand on ne parvient pas à se mettre en mode Coupe. C'est du reste ce qui s'est passé, on est resté en mode normal. On a été inférieur dans tous les domaines. Or lorsque l'on n'affiche pas les valeurs qui font notre force, on voit vite le résultat…» Jeudi, il y avait bien une équipe de Super League sur la pelouse mais ce n'était pas celle que l'on pensait.

Au-delà de l'humiliation vécue à Lausanne, Joël Magnin n'entend pas tout remettre en question. Ce vendredi matin, les joueurs et le staff neuchâtelois se sont retrouvés pour une explication. Afin de remettre les choses à plat, d'apaiser les possibles tensions. «Je sais que ce groupe est capable de réagir, il l'a déjà démontré cette saison. Les joueurs sont conscients de n'avoir pas offert le vrai visage de Xamax.» Au soir d'une déroute historique, le technicien s'était déjà projeté dans les échéances à venir. «On a coutume de répéter qu'il vaut mieux perdre une fois 6-0 que six fois 1-0. A nous de démontrer que c'est vrai.»

Dimanche, les naufragés de la Maladière se déplaceront à Bâle. Pas forcément l'endroit idéal pour sortir la tête de l'eau.

N.JR

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