04.09.2017 à 00:30

FootballJohan Djourou a également répondu présent sur le terrain

Très offensif la veille en conférence de presse, le Genevois a été bon dimanche à Riga. Ses détracteurs peuvent faire profil bas.

par
Tim Guillemin, Riga
Bon pour la retraite internationale, Johan Djourou? Pas encore, non.

Bon pour la retraite internationale, Johan Djourou? Pas encore, non.

Keystone

Il n'a pas souhaité en rajouter après le match. Sa performance sur le terrain a suffi. Après avoir dû essuyer une tempête médiatique venue de Suisse alémanique, Johan Djourou a réagi de la meilleure des manières possible: en répondant présent sur le rectangle vert. Sa toute première intervention a été ratée, dimanche à Riga (0-3), mais il est incontestablement monté en puissance par la suite, se montrant très intransigeant dans les duels. Il n'avait pas les meilleurs attaquants du monde en face de lui, c'est certain, mais il n'empêche: le Genevois s'est montré (très) costaud dans le Skonto Stadium.

La concurrence est là, mais il est toujours devant

«Cette équipe de Suisse progresse par son travail. Elle a grandi ensemble et continue de grandir», a lâché Johan Djourou après le match. Pas besoin d'en dire plus sur sa performance personnelle: tout le monde l'a vue, à commencer par ceux qui l'ont critiqué et, surtout, ont demandé son départ immédiat de la Nati. Non, à 30 ans, le défenseur central d'Antalyaspor n'est pas fini. Et même si Nico Elvedi et Manuel Akanji poussent fort derrière, ils ont encore tout à prouver, contrairement à lui, Johan Djourou, l'homme qui a toujours été convaincant sous le maillot rouge à croix blanche. Il a tenu à le rappeler dimanche, grâce à 90 minutes de bon niveau à côté de Fabian Schär.

Toujours un leader

Vladimir Petkovic avait pourtant laissé planer le doute jeudi, en titularisant Manuel Akanji face à Andorre. Ce n'était donc pas un message envers Johan Djourou, comme on avait pu le supposer. Le choc aurait été de laisser le Genevois dehors pour le match à Riga, le plus compliqué des deux. Cela n'a pas été le cas et Johan Djourou peut être rassuré: il est toujours un leader de cette équipe de Suisse. Lui le savait, sans doute. Mais il a fait en sorte que tout le monde le comprenne. Sauf blessure, bien sûr, les 7 et 10 octobre, face à la Hongrie et au Portugal, il sera sur le terrain.

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