Tennis: Johan Nikles s’invite à la grande fête!
Actualisé

TennisJohan Nikles s’invite à la grande fête!

Porté par un central bien garni, le Genevois a dominé Lukas Rosol (6-4, 6-4) pour fêter une première qualification dans le tableau principal d’un Grand Prix. Avec la manière.

par
Mathieu Aeschmann
Johan Nikles est en grande forme chez lui à Genève.

Johan Nikles est en grande forme chez lui à Genève.

Lucien FORTUNATI

Ce fut une clameur à réchauffer le cœur. Lorsque Johan Nikles (ATP 294) claqua une dernière volée de coup droit liftée loin de Lukas Rosol (6-4, 6-4), le central du parc des Eaux-Vives tenait son premier grand bonheur. Un bonheur simple, de proximité. Celui que l’on ressent lorsqu’un «gamin du coin» a fait du chemin et le prouve devant ceux qui comptent.

Johan Nikles tient donc la première qualification de sa carrière dans le tableau principal d’un «Grand Prix». Et à le voir, ce dimanche matin, dompter les frappes de Lukas Rosol ou prendre l’énergie du public pour contraindre le grand Tchèque à défendre (ce qu’il déteste), il ne fait désormais aucun doute que le Genevois a franchi un palier ces derniers mois. «Ce n’était pas facile de repartir de zéro après la victoire d’hier (contre Gojowczyk, premier Top 100). Mais j’ai réussi à rester dans ma bulle, j’avais l’impression de prendre l’énergie du public tout en restant très calme. Gagner ce match devant ma famille, mes amis – j’avais l’impression de connaître tout le monde dans le stade – ce sont des sensations très fortes.»

Maturité grâce aux Challengers

Or, ces émotions, Johan Nikles a réussi à les transformer en énergie positive, élevant le niveau de son jeu pile au bon moment dans les deux sets. Une maturité qu’il est allée chercher à l’automne sur le circuit Challenger, notamment au fil d’une tournée sud-américaine fructueuse. «C’est vrai que ces matches m’ont fait du bien. Après ma défaite à Gstaad contre Kopriva, j’avais ressenti un manque d’expérience à ce niveau. Et avec mon coach, nous avions décidé qu’il fallait oser monter en Challenger, quitte à passer par les qualifications et moins gagner. Jouer contre Dellien, O’Connell ou Rosol, contre qui j’avais pris 6-2, 6-1 l’été dernier, m’a permis de faire évoluer mon jeu. Je suis désormais mieux armé pour gérer l’exigence du haut niveau.»

Tant mieux. Car le Genevois, qui jouait il y a huit jours en Interclubs sur les mêmes courts contre Teufenthal, pourrait retrouver un certain Dominic Thiem au premier tour (l’emplacement pris par les quatre qualifiés sera tiré au sort ce dimanche). Et si ce n’est pas le vainqueur de l’US Open 2020, Johan Nikles pourrait retrouver Basilashvili (25e), Ramos-Vinolas (43e) ou Leandro Riedi pour un derby helvétique!

Votre opinion