Golf: John Daly, vite fait mal fait
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GolfJohn Daly, vite fait mal fait

Mais aussi un «Beef», des spots et de la grisaille suisse. C'est le menu de ce deuxième épisode de «Tee Time».

par
Jérôme Reynard
Crans-Montana

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Pourquoi «Beef» est surnommé «Beef»

«Beef», en compagnie d'un jeune fan.

«Beef», en compagnie d'un jeune fan.

A Crans-Montana, l’excentrique John Daly n’est pas le seul à sortir des codes. Il y a aussi l’Anglais Andrew Johnston (29 ans). Ou plutôt «Beef». «Beef»? «Ouais mec, je dois ce surnom à un de mes potes, quand on avait 12 ans. J’avais une tête énorme et un jour il m’a dit: «regarde ta tronche, on dirait une tête de boeuf!» C’est parti comme ça. Et aujourd’hui tout le monde m’appelle comme ça. Sur le Tour, à la maison. C’est devenu littéralement mon nom», explique le natif de Londres, croisé mercredi matin devant le Players Lounge. Plaisant, le surnom? «Tellement! Ca fonctionne, ça colle, c’est moi, quoi!»

Un mec tranquille, drôle et disponible. «Beef» aime la bidoche et la bière. C’est un véritable personnage, le chouchou du peuple, avec sa longue barbe, son langage familier et son côté showman, en témoigne son strip-tease en plein tournoi, il y a deux semaines en Suède. Bis repetita en Valais?

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Les meilleurs spots de l’Open de Crans

Il y a le confort de la tribune du 9 ou du 18 (payante le week-end). Mais il y a surtout les greens du 7 et du 13. Vous cherchez un endroit pour vous poser et apprécier le show? Ces deux spots sont faits pour vous.

Le green du 7 et sa vue dégagée sur les Alpes et la Vallée du Rhône.

Le green du 7 et sa vue dégagée sur les Alpes et la Vallée du Rhône.

Pourquoi le 7? Parce qu’il est des plus intéressants dans son format: un par 4 où les joueurs cherchent l’eagle (2 coups sous le par) en tentant d’atteindre le green dès le départ. Mais aussi parce qu’il fait office de trou signature du Golf Club Crans-sur-Sierre, avec sa vue dégagée sur les Alpes et la Vallée du Rhône. Splendide.

Le green du 13 et son amphithéâtre naturel.

Le green du 13 et son amphithéâtre naturel.

Pourquoi le 13? Parce qu’il est the place to be depuis que le trou a été complètement refait il y a quelques années. C’était un vilain par 3 - en montée - pour les joueurs, avec aucun intérêt pour le public. C’est devenu un par 3 - à plat - spectaculaire pour tous, avec son obstacle d’eau et un amphithéâtre naturel. Convivial.

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Notre chouchou danois tient la route

Le leaderboard, au terme du premier tour.

Le leaderboard, au terme du premier tour.

On vous avait conseillé de mettre une pièce sur Lucas Bjerregaard dans la course au titre. Alors, certes, le Danois de 27 ans n’a pas frappé le coup du siècle, jeudi. Mais avec son score de 68 (-2), il a joué placé et occupe le 18e rang au terme du premier tour, à quatre longueurs du leader, l’Allemand Maximilian Kieffer (-6), troisième en Suède il y a deux semaines.

Rien de spécial à signaler, sinon, hormis le fait qu’il valait mieux être programmé le matin, avant que le vent se lève et que la pluie se mette à tomber. Dans le top 15 provisoire, on retrouve d’ailleurs 13 joueurs qui ont bataillé en première partie de journée. Dont le Sud-Africain Charl Schwartzel, vainqueur en Grand Chelem à Augusta en 2011, et le Belge Thomas Pieters, cité parmi les favoris à Crans-Montana. Les deux hommes ont rendu une carte de 67 (-3).

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Benjamin Rusch, une lueur dans la grisaille

Benjamin Rusch a réalisé 4 birdies pour 2 bogeys, jeudi.

Benjamin Rusch a réalisé 4 birdies pour 2 bogeys, jeudi.

Il a brillé et il est le seul à l’avoir fait, dans les rangs suisses. Benjamin Rusch a signé une magnifique carte de 68 (-2, 18e place), lors du premier tour de l’Omega European Masters. Mais force est de constater que le reste de la délégation helvétique (8 joueurs au départ) n’a pas suivi. A l’heure du premier bilan, le jeune homme de 29 ans est l’unique détenteur du passeport rouge à croix blanche à avoir joué sous ou dans le par, autour duquel devrait se situer le cut vendredi soir. Un peu triste.

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John Daly, vite fait mal fait

Pour John Daly, c'était pantalon version têtes de mort.

Pour John Daly, c'était pantalon version têtes de mort.

Il a débarqué sur le départ du trou No 1 avec un verre de coca dans une main, une clope dans l’autre et muni d’un pantalon noir et blanc arborant des têtes de mort. De quoi laisser augurer un premier tour “mortel”? Presque.

A 52 ans, le surnom principal de John Daly (“Long John”, dû à la puissance de ses frappes) semble dépassé. Car l’homme n’est plus long du tout. Et que dire de sa routine d’avant-coup, quasi-inexistante? L’excentrique californien a donné l’impression de bâcler son parcours. Résultat: il y a eu du bon et surtout du moins bon, pour une carte totale de 76 (+6) synonyme de 147e place.

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