Cinéma: John Le Carré: toutes ses adaptations à l’écran
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CinémaJohn Le Carré: toutes ses adaptations à l’écran

Douze romans de l’écrivain décédé le 12 décembre ont connu un passage du papier à l’écran, en film mais aussi en série TV.

par
Laurent Flückiger
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«L’espion qui venait du froid» (1965). De Martin Ritt, avec Richard Burton et Claire Bloom.

«L’espion qui venait du froid» (1965). De Martin Ritt, avec Richard Burton et Claire Bloom.

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Harriet Andersson avec James Mason dans «MI5 demande protection» («The Deadly Affair»), en 1966.

Harriet Andersson avec James Mason dans «MI5 demande protection» («The Deadly Affair»), en 1966.

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Anthony Hopkins et Christopher Jones en viennent aux mains dans une scène du «Miroir aux espions» (1969).

Anthony Hopkins et Christopher Jones en viennent aux mains dans une scène du «Miroir aux espions» (1969).

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«Ses personnages étaient profonds et habilement construits… Jouer le rôle de George Smiley a été un des sommets de ma carrière. Nous sommes nombreux à beaucoup lui devoir.» C’est ce qu’a déclaré l’acteur Gary Oldman dans un communiqué au sujet de la mort de John Le Carré. Le Britannique avait eu le rôle-titre de «La Taupe» («Tinker Tailor Soldier Spy»), au cinéma en 2011. Après la minisérie avec Alec Guinness (1979), il sagit de la deuxième adaptation du roman homonyme publié en 1974 et de la sixième apparition à lécran du personnage de fiction de maître espion George Smiley.

Sur Instagram Jamie Lee Curtis, a remercié John Le Carré «d’avoir écrit une histoire aussi captivante qui m’a permis de nager dans le barrage de Gatun au Panama». Elle a joué dans «Le tailleur de Panama» en 2001 aux côtés de Pierce Brosnan.

Adapté depuis 1965

Le réalisateur Anton Corbijn a dirigé Philip Seymour Hoffman dans «Un homme très recherché» en 2013. Il a lui aussi réagi sur les réseaux sociaux: «Il a parlé franchement sur diverses situations politiques telles que la guerre en Irak. C’était un homme très vivant avec des histoires incroyables», a-t-il écrit. «J’ai également été très impressionné qu’à 80 ans il prenne toujours les escaliers au lieu de l’ascenseur de notre hôtel», s’est souvenu le photographe néerlandais.

Il faut dire que les livres de John Le Carré, ancien espion du MI6 devenu écrivain, sont captivants et complexes. Et bien qu’ils soient aux antipodes des courses-poursuites de James Bond, ils ont de tout temps intéressé Hollywood. Et ce depuis l’adaptation de son chef-d’œuvre, «L’espion qui venait du froid», en 1965, de Martin Ritt avec Richard Burton.

En tout, douze romans ont connu un passage à l’écran, large ou petit, soit dix films et quatre séries TV.

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1 commentaire
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Etasseur

14.12.2020, 12:16

Ses livres sont tellement supérieurs aux films qu'on en a tiré. On l'a un peu trop légèrement résumé à un auteur de romans d'espionnage alors que c'était un écrivain majeur au style personnel, un maître de l'intrigue mais aussi un extraordinaire peintre du subtil, de l'âme humaine dans ses contradictions et ses zones d'ombre et un homme en recherche de vérité et de justice, porté par un idéal où le jugement était délibérément absent, toutes choses en ce bas monde étant affaire de nuances et par définition subjectives. Il laisse derrière lui une œuvre monumentale, reflet en clair obscur de la deuxième partie du vingtième siècle et portrait intime définitif de la guerre froide et de l'histoire parallèle qu'elle induit. Reposez en paix M. Cornwell et merci pour toutes ces heures inoubliables à vous lire et à vous écouter! En ce qui concerne les films, la plus belle réussite reste, à mes yeux, l'espion qui venait du froid, grâce, aussi, à un superbe réalisateur et un acteur prodigieux