22.09.2020 à 15:38

ChroniqueJolanda Neff: «La polyvalence me rend meilleure»

Retrouvez la chronique que la championne de VTT tient dans «Le Matin Dimanche».

von
Jolanda Neff
KEYSTONE

Chers lectrices et lecteurs du «Matin Dimanche», je me réjouis de pouvoir vous rencontrer à travers cette chronique. Durant les prochains mois, je pourrai vous parler un peu de ma vie en tant que vététiste suisse de haut niveau. J’aime courir à vélo sur tous les terrains. J’ai d’ailleurs déjà disputé des compétitions dans toutes les disciplines possibles - et j’ai même gagné! Par exemple le Tour de Pologne sur route, les championnats du monde de mountain bike marathon, le GP de cyclocross Sven Nys en Belgique, les championnats de l’État du Tennessee en vélo de descente, la course par étapes Swiss Epic en VTT et enfin les championnats suisses sur route, en cyclocross et en VTT.

Mais ce que j’aime le plus, ce sont les courses de cross-country olympique en VTT. C’est ma discipline reine. J’y ai remporté le titre mondial, trois fois le classement général de la Coupe du monde, quatre fois le titre européen et six fois le championnat de Suisse. Toutes les autres compétitions, et les autres façons de rouler à vélo, m’aident à améliorer ma technique, mes tactiques, mes capacités physiques et mon sens de la course. J’aime me remettre en question et acquérir de nouvelles facultés pour être plus performante en cross-country olympique, qui reste mon grand objectif.

J’ai bien sûr coché les JO 2020 depuis longtemps dans mon agenda. Depuis 2016 et mes débuts olympiques à Rio (6e en VTT et 8e sur route) à l’âge de 23 ans, j’ai hâte de disputer les Jeux de Tokyo. Mon équipe, Trek Factory Racing XC, et moi-même avons conçu un supervélo parfaitement adapté à mes qualités et à la piste olympique.

Sur mon «Supercaliber», j’ai d’ailleurs remporté en octobre dernier l’épreuve-test olympique sur le parcours des prochains JO. Je me sens chez moi dans mon équipe Trek, je suis mise dans d’excellentes dispositions pour les prochaines années et je suis rentrée de Tokyo avec une merveilleuse intuition. En plus de la victoire, j’ai ramené avec moi des enseignements très précieux et très clairs pour mon entraînement hivernal. Il n’y avait qu’une chose que je ne savais pas à l’époque, c’est qu’il s’agirait de ma dernière course internationale avant longtemps.

Nous sommes déjà en septembre 2020 et j’attends toujours de pouvoir participer à une nouvelle course sur la scène internationale. Ce sera peut-être pour la semaine prochaine, lors des deux manches de la Coupe du monde à Nove Mesto na Morave, en République tchèque. Puis il y aura les championnats du monde de Leogang, en Autriche, du 7 au 11 octobre, et les championnats d’Europe au Tessin, du 15 au 18 octobre.

On ne sait pas encore si les courses auront lieu avec ou sans spectateurs. Ce que j’espère, c’est qu’elles pourront se disputer dans un environnement sûr pour tous les athlètes et les entraîneurs. Et alors nous pourrons offrir aux spectateurs chez eux, devant la télévision, des compétitions de haut niveau pleines d’action, d’émotion et de joie.

Liebe Grüsse.

Cette chronique est assurée en alternance par Julien Wanders, Théo Gmür, Alan Roura, Ana-Maria Crnogorcevic, Stefan Küng et Jolanda Neff.

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