Football: Jordan Lotomba: «Je m'en souviendrai toute ma vie»
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FootballJordan Lotomba: «Je m'en souviendrai toute ma vie»

L'Yverdonnois d'YB a été l'un des grands artisans de la victoire suisse face à la France (3-1) en qualification pour le prochain Euro M21, mardi soir.

par
Florian Vaney
Keystone

Jordan, vous vous êtes remis de vos émotions?

(Sourire) Oui, ça va bien, merci.

Parlez-nous de cette soirée un peu folle.

Folle, c'est le bon terme. En fait, j'attendais ce match depuis un petit moment déjà. Pour moi, en tant que francophone, affronter la France, c'est toujours quelque chose de particulier, de différent. Le highlight d'une carrière quelque part. Hier soir, il y avait tellement de bons joueurs sur le terrain. C'est une fierté de pouvoir disputer le même match qu'eux.

9000 spectateurs pour une rencontre de M21, une centaine de recruteurs dans les tribunes: on peut dire que vous avez bien choisi votre match pour briller, non?

On ne calcule pas vraiment ce genre de chose. Mais c'est vrai, tout s'est tellement bien passé... C'est un match inoubliable, je m'en souviendrai toute ma vie.

Les quarante premières minutes ne présageaient pourtant pas ça...

On savait que la France aurait la possession du ballon, on y était préparé. Maintenant, on ne s'attendait pas non plus à l'avoir si peu. Ça a été assez dur à vivre. Notre premier but a agi comme un déclic. Et, une fois qu'on a inscrit le deuxième, plus rien ne pouvait nous arriver.

Ce deuxième but, justement, il vous doit beaucoup. Il s'est passé quoi dans votre tête?

La consigne du coach, c'était que je reste dans nos seize mètres sur le corner français. Et que, si un ballon ressortait dans ma direction, je fonce vers l'avant avec. Mon rôle dans ce match, c'était ça: lancer les contre-attaques, notre arme numéro 1.

Arrive donc ce ballon un peu fuyant...

Oui. Je n'étais pas obligé d'y aller, mais j'ai pris la décision de tenter le coup. Alors j'ai couru, sans trop me poser de question. Et cela s'est plutôt bien terminé.

Vous avez joué sur l'aile gauche, plus haut que votre position habituelle de latéral. Ça vous plaît?

Fondamentalement, les deux rôles ne sont pas si différents l'un de l'autre. Devant, il y a un peu plus de travail dos au but à effectuer, d'accord. Mais vu que je suis un joueur assez créatif, les deux postes me conviennent.

Vous espérez que cela donne des idées à Gerardo Seoane, votre entraîneur à Young Boys?

Mais il le sait, que je peux très bien jouer devant! Enfin, pour autant que je le veuille vraiment et que je me donne à 100%. Mais ma seule préférence, c'est de jouer. Que ce soit en tant qu'ailier ou latéral, peu importe.

Vous incarnez cette vague romande qui est en train de tout emporter sur son passage avec les M21. C'est plaisant d'en faire partie?

Tout est très naturel entre nous. On n'a pas besoin de longs discours pour se comprendre. Ça fait longtemps qu'on se côtoie en équipes nationales juniors, on a évolué tous ensemble. C'est génial de se retrouver à ce niveau et de réussir des performances comme celle d'hier.

Vous faites le show face à la France, vous avez retrouvé une place importante dans l'effectif d'YB: tout se passe à merveille pour vous en ce moment. On se trompe?

Mes sensations sont vraiment bonnes depuis le début du championnat, c'est vrai. Après mes longs mois d'absence à cause des blessures, ça fait plaisir d'être de retour aux affaires. Avec la concurrence qui règne à YB, je sais que jamais rien n'est acquis. Mais si je continue sur cette voie-là, je peux réaliser une bonne saison, j'en suis convaincu.

Propos recueillis par Florian Vaney

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