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Hockey sur glaceJosi: «Des liens s'étaient tissés avec Simpson»

Avant d'affronter la Lettonie pour l'honneur mardi soir, le défenseur Roman Josi est revenu sur le parcours helvétique décevant à Minsk. Les Suisses quitteront la Biélorussie mercredi matin.

par
Cyrill Pasche
Minsk
Le défenseur de l'équipe de Suisse Roman Josi est revenu sur le parcours helvétique à Minsk avant d'affronter la Lettonie mardi soir.

Le défenseur de l'équipe de Suisse Roman Josi est revenu sur le parcours helvétique à Minsk avant d'affronter la Lettonie mardi soir.

Keystone

Sean Simpson coachera l'équipe pour la dernière fois mardi soir face à la Lettonie. Regrettez-vous son départ?

Oui. Quand on travaille si longtemps avec quelqu'un, c'est toujours bizarre de voir partir cette personne. Des liens se sont tissés durant ces quatre ans. On a tous vécu de bons moments ensemble en tant qu'équipe. La médaille d'argent à Stockholm, par exemple. Mais voilà, cela fait partie du business. Il y a toujours du changement…

Vous étiez le meilleur tireur de penalties de votre équipe cette saison avec les Nashville Predators en NHL (3 réussites sur 6 tentatives). Pourquoi ne vous êtes-vous pas élancé face à la Finlande lorsque la victoire était en jeu?

Je n'en sais rien… C'est le coach qui décide. Nous avons plusieurs bons tireurs de penalties dans l'équipe. Au final, c'est le coach qui décide qui il veut envoyer.

Mais il ne vous a pas oublié tout de même?

(Rires) Non, je ne pense pas. S'il m'avait demandé de tirer, j'y serais volontiers allé.

Le gardien finlandais, Pekka Rinne, est votre coéquipier à Nashville. Vous le connaissez parfaitement, et lui aussi. Qui aurait été avantagé?

Je crois qu'il aurait été avantagé. Pour être honnête, je ne suis pas un excellent tireur de penalty. J'ai une seule feinte, qui a fonctionné une fois, et depuis j'essaie toujours la même. Je crois que Rinne n'aurait pas eu de difficulté à savoir ce que j'allais faire!

Le miracle n'a pas eu lieu lundi (le Kazakhstan n'a pas réussi à battre la Finlande), et l'équipe de Suisse est définitivement hors course pour les quarts de finale. A quel moment avez-vous laissé filer votre qualification?

Contre les Américains et les Biélorusses. Face aux USA, nous avons eu de la malchance avec ces deux buts annulés. Ensuite, face à la Biélorussie, nous avons manqué de sang-froid. Nous menions à deux reprises à la marque avant de perdre les pédales en fin de match. Cela n'aurait pas dû arriver.

Cette équipe de Suisse était-elle vraiment assez forte pour arracher un billet pour les quarts de finale?

Oui, j'en suis persuadé. Nous avions malgré tout une bonne équipe. Il y a avait de la qualité. Nous passons à côté, c'est dommage. Nous sommes déçus, évidemment. Mais il nous reste un match à jouer à fond contre la Lettonie, même si nos chances de qualification se sont envolées. Nous voulons finir ce tournoi sur une bonne note, nous voulons laisser une bonne impression. C'est important.

A titre personnel, que pensez-vous de votre tournoi jusqu'ici?

Les deux premiers matches (ndlr: Russie et USA), je n'étais pas à mon meilleur niveau. J'étais un peu déçu après coup, je pensais que j'aurais pu mieux faire, être plus performant. Ensuite, j'estime que je suis monté en puissance au fil des matches. J'ai essayé d'endosser des responsabilités dans l'équipe, que ce soit sur la glace ou dans les vestiaires.

Vous jouez plus de 25 minutes par matches, et pourtant vous n'avez jamais l'air fatigué…

Bien sûr, je ressens aussi la fatigue! J'aime jouer beaucoup, mais parfois j'arrive sur le banc et j'ai le souffle court. Une fois de retour sur la glace, ce sentiment disparaît. Je patine, je joue, je ne me pose plus de questions.

Après une longue saison en NHL, n'avez-vous eu à aucun moment envie de décliner l'invitation pour ces Mondiaux?

Jamais. La question ne s'est pas posée. J'ai toujours aimé disputer des Mondiaux, passer du temps avec les gars de l'équipe.

Et que pensez-vous de ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas souhaité venir jouer à Minsk?

Chacun fait ses choix. Toutes ces absences ont été beaucoup discutées dans les médias mais cela n'a jamais été un sujet de discussion au sein du groupe. Certains joueurs ont ainsi eu l'opportunité d'endosser un rôle plus en vue cette année. D'autres n'auraient peut-être pas eu la chance de disputer des Mondiaux. Pour le hockey suisse, c'est une bonne chose. Il y a davantage de joueurs capables d'évoluer à ce niveau désormais. Toutes les autres équipes ont aussi eu de nombreux forfaits. Cela ne doit pas être une excuse pour la Suisse. Nous avions une équipe jeune, qui a pu emmagasiner de l'expérience pour l'avenir.

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