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Les festivals se tiennent à KaroJournal de bord: jour 20

Oups! Je crois que je suis lue jusqu’aux États-Unis (la classe à Dallas), mais peut-être pas pour les bonnes raisons…

par
Caroline Piccinin
AFP /Yvain Genevais / Keystone

Comment ça harcèlement textuel? Comment ça? J’ai eu vent (et vu la température dans le four, ça tombe bien) que les sites de gossip américains seraient à mes trousses. Y’en a carrément un qui m’a envoyé des questions par mail sur adopteunekaro.ch (et ce n’était pas pour un plan cul). Vu que je suis sympa, j’ai joué le jeu. Je fuirai au Népal plus tard.

Devendra et Ryan sont très différents. Vous harcelez toutes les stars qui bougent? Non. Par exemple, je ne harcèle pas Mika. Et pas seulement parce qu'il est gay. Vous savez, tout se passe dans les yeux. Ils sont irrésistibles, perçants. Comme devant un bébé chat, je ne peux pas m'empêcher de faire «ooooooooooooooh il est tellement joli».

Quand avez-vous compris que vous aviez les qualités d'une bonne harceleuse? En 1991, le jour où j'ai aperçu Keanu Reeves dans «Point Break». Son regard, ses cheveux mouillés… J'avais 13 ans et ça m'a fait tout bizarre en bas.

Avez-vous conscience que votre bas-ventre risque de vous mener devant les tribunaux? Est-ce qu’eux ont conscience de la chance qu'ils ont? Dois-je vous rappeler que Devendra ne s'est pas fait prier pour mettre sa main sur ma chute de reins? Je ne suis pas une groupie de Milwaukee, moi. Je ne brasse pas de la bière (je la bois) et je représente le Swiss made. Je suis la branche Cailler de l'oreiller.

Qui sera le prochain? Kavinsky. Le petit frenchie qui m'a fait aimer Ryan inéluctablement grâce à la BO de «Drive». Il joue samedi aux Arches. Et sachez que la justice française est plus clémente avec les groupies.

Voilà. J’espère qu’ils seront convaincus les Ricains. Parce que bon, j’ai d’autres choses à foutre que répondre à des interviews de groupies. (Je sais qu’ils m’adorent: New York, prépare-toi.) Genre: aller à la dédicace de Bastian Baker, aller remplir notre compte Instagram (@lematinfestival ABONNEZ-VOUS OU JE BOUDE) ou aller me faire offrir des verres dans la loge VIP du stand tartines. (La déontologie*? Hein? Navrée. I don’t speak good Japanese.) Sayōnara!

Cigarettes: 19

(Ceci n'est pas un exemple à suivre. Consommer du tabac et de l'alcool est mauvais pour la santé. Pour votre santé, mangez 5 fruits et légumes par jour. C’est un ordre.)

Minute Wikipédia: * La déontologie du journalisme est définie par deux textes de référence, dont l'un a été approuvé par l'ensemble des syndicats de journalistes européens, la charte de Munich très rarement critiquée. Selon les pays, les règles déontologiques peuvent aussi bien concorder avec le droit de la presse que s'y opposer. Le respect de la personne peut par exemple conduire à s'abstenir de prendre une photographie ou écrire un article, même quand le droit le tolère. Toutes les chartes de déontologie promues par les syndicats de journalistes insistent sur la vérification des faits. Le principe de la liberté d'information et d'expression impose de s'opposer à toute censure, fût-elle appuyée par le droit en vigueur. Le principe le plus important, la protection des sources d'information, s'oppose à la loi de certains pays, mais le droit européen, souverain en la matière, s'est imposé.

Coup de cœur du jour: Le show case de Nick Porsche (oui, nous sommes privilégiés). Un artiste suisse que je vous recommande chaudement. A voir demain à 17 h au Club Tent et pour les flemmards ici: www.nickporsche.com

Note pour plus tard: Trouver un bon (et joli) avocat.

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