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Moyen-OrientJournée de violences en Irak

Onze personnes, dont un officier de police et sa famille, sont mortes samedi dans des violences, ont indiqué des responsables irakiens.

Ces nouvelles violences portent à plus de 270 le nombre de personnes tuées depuis début mai dans le pays, sous fond de tension croissante entre les communautés chiite et sunnite (minoritaire dans le pays).

Ces nouvelles violences portent à plus de 270 le nombre de personnes tuées depuis début mai dans le pays, sous fond de tension croissante entre les communautés chiite et sunnite (minoritaire dans le pays).

Dans le quartier Rachid, dans le sud de Bagdad, des hommes armés ont pénétré chez le responsable administratif de la zone, tuant un de ses gardes. Ils ont ensuite tué un capitaine de police, son épouse et leurs deux enfants dans une maison voisine, a annoncé un responsable du ministère de l'Intérieur. Une source médicale a confirmé ce bilan.

A Latifiyah, également au sud de Bagdad, une voiture piégée a explosé dans un marché. La déflagration a tué au moins une personne et blessé au moins 15 autres, selon des sources médicales. Près de Bassora, la grande ville portuaire du Sud, l'imam d'une mosquée sunnite a été abattu par des hommes armés, selon la police et un responsable sunnite. A Mossoul, des hommes armés ont aussi tué un policier et un responsable administratif.

Et dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad, deux membres d'une tribu sunnite ont péri dans des heurts avec les forces de l'ordre qui tentaient d'interpeller Mohammed Khamis Abou Richa, recherché pour la mort de cinq soldats, selon un officier de police.

Par ailleurs, jusqu'à 10 personnes ont été kidnappées dans la province d'Anbar. Le général Mourdhi al-Mahalawi, responsable du commandement des opérations à Anbar, a indiqué à la presse que des hommes armés avaient kidnappé cinq policiers, un chiffre confirmé par un officier de police.

Manifestations sunnites

Le colonel de police Naif al-Chlaybaoui a lui fait état de l'enlèvement de 10 membres des forces de sécurité lors de cet incident. Le porte-parole du ministère de la Défense Mohammed al-Askari a donné le même chiffre sur la télévision Al-Hurra. Il a évoqué quatre policiers, quatre gardes-frontières et deux civils.

La région de Ramadi est à la pointe du mouvement entamé il y a cinq mois par la minorité sunnite du pays, qui accuse les autorités de stigmatiser leur communauté en procédant à des arrestations et en taxant ses membres de "terrorisme". Des manifestations secouent régulièrement le pays et ont parfois dégénéré en affrontements meurtriers.

Vendredi, des attentats visant des sunnites avaient fait près de 70 morts à travers le pays, au lendemain de deux journées particulièrement meurtrières pour les chiites dans un climat de tension croissante entre les deux communautés.

(ats/afp)

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