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Conflit arméJournée noire pour l'armée ukrainienne

Au moins 17 soldats ukrainiens ont été tués ces dernières 24 heures dans des attaques perpétrées par des séparatistes russes dans l'est de l'Ukraine.

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Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a mis en garde l'UE contre de nouvelles sanctions. (8 septembre 2014)

Keystone
De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

De la fumée s'élève près de l'aéroport de Donetsk. (Photo d'illustration) (Dimanche 7 septembre 2014)

AFP
Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Un char endommagé de l'armée ukrainienne abandonné à proximité d'un jardin d'enfants détruit dans le village de Kominternove, dans l'est du pays. (6 septembre 2014).

Keystone

L'armée ukrainienne a essuyé jeudi ses plus lourdes pertes depuis le début de l'opération visant à reprendre le contrôle de l'Est aux mains des séparatistes pro-russes, après la mort de dix-sept soldats ukrainiens à trois jours de la présidentielle.

Après plusieurs jours d'accalmie sur le «front de l'Est», dans les régions de Donetsk et de Lougansk, la confrontation a repris avec plus d'intensité entre l'armée ukrainienne et les insurgés. Selon Kiev et les Occidentaux, ceux-ci sont soutenus par Moscou.

Selon le ministère ukrainien de la Santé, 16 militaires sont morts dans la ville de Volnovakha, dans la région de Donetsk, et un soldat a été tué dans une autre attaque d'insurgés dans la région voisine de Lougansk. Au moins 36 soldats ont dû être hospitalisés. Un bilan précédent faisait état de 14 morts.

Des insurgés armés ont investi quatre mines de la même région et exigent les stocks d'explosifs, a encore annoncé le ministère ukrainien de l'Energie. Ces attaques interviennent peu avant l'élection présidentielle de dimanche, dans un pays au bord de la guerre civile et de la partition.

Voter pour faire échec à Poutine

Les régions de Lougansk et de Donetsk sont en grande partie sous le contrôle des séparatistes, qui ont proclamé leur souveraineté après des référendums d'indépendance. Ils ont menacé de perturber le scrutin de dimanche, censé stabiliser le pays après les manifestations populaires qui ont abouti à la chute du président Viktor Ianoukovitch en février.

Près de deux millions d'électeurs pourraient avoir des difficultés à voter. Pour assurer le bon déroulement de l'élection, Kiev a annoncé le déploiement de 55'000 policiers et 20'000 volontaires.

Le chef du conseil de sécurité nationale et de défense Andriï Paroubiï a reconnu jeudi qu'il «y aurait des problèmes» dans l'organisation du scrutin dans les chefs-lieux régionaux de Donetsk et de Lougansk, ainsi qu'à Slaviansk.

«J'en appelle à tous les citoyens ukrainiens et non seulement ceux qui habitent dans l'Est: dimanche, nous devons tous aller voter. Aller voter et organiser le scrutin signifie faire échec à Poutine», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Début de retrait russe

Parallèlement, l'OTAN a annoncé qu'elle avait observé des mouvements de troupes russes qui «pourraient suggérer» leur retrait partiel le long de la frontière avec l'Ukraine. Selon l'Alliance, les effectifs russes dans la région sont estimés à 40'000 hommes.

«J'espère qu'il s'agit du début d'un retrait complet et réel», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, après plusieurs annonces de retrait faites par Moscou.

Le ministère russe de la Défense a indiqué jeudi avoir expédié la veille quatre convois ferroviaires de blindés et d'armements et 15 avions transportant des soldats vers leurs lieux de garnison.

«Progrès» des tables rondes

«La Russie envoie des signaux pour exprimer dans une certaine mesure sa bonne volonté pour accepter l'élection et oeuvrer à la désescalade», a estimé jeudi Wolfgang Ischinger, représentant de l'OSCE aux «tables rondes» organisées en Ukraine pour calmer les tensions. La Suisse occupe cette année la présidence de cette organisation.

Selon le diplomate allemand, les discussions à la «table ronde» progressent. Il propose de maintenir cette forme de discussions après la présidentielle. La troisième discussion s'est déroulée mercredi à Nikolajev, dans le sud de l'Ukraine. Les deux rencontres précédentes à Kiev et à Charkov avaient tourné au dialogue de sourds.

(AFP)

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