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ElectionJovenel Moïse confirmé président élu d'Haïti

Le Conseil électoral a validé les 55,60% de suffrages recueillis par Jovenel Moïse dès le premier tour de scrutin.

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Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)

Axes routiers bloqués, rues désertes, activité commerciale au point mort... La capitale d'Haïti, Port-au-Prince, était paralysée lundi au lendemain de violences entre policiers mécontents et militaires. (Lundi 24 février 2020)

AFP
Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)

Des policiers en colère ont attaqué le QG de l'armée haïtienne à Port-au-Prince dimanche. Ces violences ont fait des morts et des blessés. (23 février 2020)

AFP
Le mandat de la totalité des députés haïtiens est arrivé à terme lundi, ce qui confère au président la possibilité de gouverner par décret. (13 janvier 2019)

Le mandat de la totalité des députés haïtiens est arrivé à terme lundi, ce qui confère au président la possibilité de gouverner par décret. (13 janvier 2019)

AFP

Jovenel Moïse a été confirmé mardi président élu d'Haïti avec 55,60% des suffrages au premier tour de scrutin qui s'est tenu le 20 novembre,

Résultats définitifs du 1e tour des élections Présidentielles du 20 novembre 2016. https://t.co/x0JrRYRg8I#HaitiElections

— CEP HAITI (@cep_haiti)3 janvier 2017

" target="_blank">selon les résultats définitifs publiés sur le site Internet du Conseil électoral provisoire (CEP). Cette annonce met un terme au processus électoral initié en octobre 2015, pendant lequel la vie politique du pays de la Caraïbe a été paralysée.

A 48 ans, M. Moïse va commencer sa carrière politique en prenant le 7 février la succession de Jocelerme Privert, le président provisoire choisi en février 2016 par le parlement après le départ sans successeur élu de Michel Martelly.

Le premier tour de l'élection présidentielle s'était initialement tenu en octobre 2015 et, là aussi, l'entrepreneur agricole était arrivé en tête. Mais en raison de contestations et de fraudes massives, le vote avait été annulé.

Reprogrammé le 20 novembre dernier, le scrutin s'était déroulé sans incident majeur.

Victoire contestée

Des résultats préliminaires, annoncés le 28 novembre, créditaient M. Moïse du Parti haïtien tet Kale (PHTK) de plus de 55% des suffrages. M. Martelly représentait ce parti.

Mais cette victoire avait été immédiatement contestée par ses principaux concurrents.

Après une semaine de vérification des documents électoraux, le tribunal électoral a finalement rendu son verdict: «Il n'y a pas eu de fraudes massives, néanmoins l'analyse des 12% des procès verbaux a révélé des irrégularités qui ne sauraient affecter le processus».

Les résultats définitifs publiés mardi octroient 55,60% des suffrages à M. Moïse, suivi par le candidat du parti Lapeh Jude Célestin (19,57%) puis Moïse Jean-Charles du parti Pitit Dessalines (11,04%) et Maryse Narcisse du parti Fanmin Lavalas (9,01%).

Faible taux de participation

S'il a remporté l'élection dès le premier tour, Jovenel Moïse ne jouit cependant pas d'une large popularité dans le pays car le taux de participation n'a été que de 21%.

Depuis des mois, l'instabilité politique paralyse le développement économique du pays le plus pauvre de la Caraïbe, où plus de 60% des habitants survivent avec moins de deux dollars par jour: la dette haïtienne s'élève aujourd'hui à plus de 2 milliards de dollars et, faute d'investissements publics comme privés, la croissance ne devrait être que de 1% en 2017.

Près de sept ans après le séisme qui a tué plus de 200.000 personnes en janvier 2010, 55.000 Haïtiens vivent toujours dans des camps de fortune, selon l'Organisation internationale des migrations.

Et le puissant ouragan Matthew début octobre a causé pour plus de 2 milliards de dollars de dégâts dans le sud du pays.

(AFP)

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