Actualisé 30.06.2020 à 10:03

TVJulien Lepers ne touchera que 800 000 euros d'indemnités

Les prud'hommes ont décidé que FremantleMedia doit verser des indemnités de licenciement à la hausse. En revanche, l'ex-animateur ne recevra pas les 3,4 millions d'euros qu'il réclamait.

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LeMatin.ch
Julien Lepers a présenté le jeu "Questions pour un champion" pendant 27 ans.

Julien Lepers a présenté le jeu "Questions pour un champion" pendant 27 ans.

AFP

En février 2016, Julien Lepers avait été écarté de la présentation de «Questions pour un champion». Estimant faire l'objet d'un «licenciement sans cause réelle et sérieuse», il avait décidé d'attaquer FremantleMedia, la société de production du jeu, aux prud'hommes. Il réclamait ainsi plus de 3,4 millions d'euros.

Dans cette somme, 1,4 million était au motif de «discrimination en raison de l'âge». Selon «Le Parisien», le tribunal a refusé d'appuyer en faveur de Julien Lepers, s'appuyant, notamment, sur la lettre de licenciement de celui-ci. Il y est fait mention des audiences invariablement en baisse au cours des trois années précédentes.

Trois demandes déboutées

Julien Lepers ne touchera pas non plus les 480 000 euros demandées en compensation des «conditions brutales et vexatoires dans lesquelles s'est déroulé le licenciement». Ni les 500 000 euros qu'il réclamait en raison du préjudice que ce licenciement et l'annonce qui en a été faite auraient causé à son image.

En revanche, les prud'hommes ont décidé d'augmenter ses indemnités de licenciement. FremantleMedia va ainsi devoir verser à Julien Lepers 800 000 euros, un montant calculé sur la base d'un salaire mensuel de 39 907 euros sur 28 ans de carrière. Son employeur ne lui avait payé jusqu'ici que 1316,38 euros.

Julien Lepers fait appel

Julien Lepers a décidé de faire appel. «Mon client a obtenu le minimum. En ne voulant pas attribuer des montants trop importants, le conseil des prud'hommes n'a pas été très courageux. Mais on gagnera le deuxième round. Nous avons tous les éléments pour prouver qu'on ne peut pas licencier une personne parce qu'on estime qu'elle est devenue ringarde», a déclaré Me Pierre-Olivier Lambert, l'avocat de Julien Lepers, au «Parisien».

L. F.

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