Hockey sur glace: Julien Vauclair veut une belle fête pour son numéro «3»

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Hockey sur glaceJulien Vauclair veut une belle fête pour son numéro «3»

Le numéro 3 porté par Julien Vauclair au HC Lugano sera prochainement retiré par le club tessinois. Le Jurassien de 40 ans a défendu les couleurs du club tessinois entre 1997 et 2020.

par
Sport-Center
Julien Vauclair a mis un terme à sa grande carrière au HC Lugano. Son numéro 3 sera retiré.

Julien Vauclair a mis un terme à sa grande carrière au HC Lugano. Son numéro 3 sera retiré.

Keystone

Forcément, vous vous attendiez à ce que le HC Lugano retire votre maillot une fois votre carrière terminée…

Je l'espérais, bien sûr, mais on ne sait jamais. Disons que je remplis pas mal de critères pour avoir mon maillot retiré (rires).

Comment avez-vous appris que c'était officiel?

En fait, c'est en regardant Instagram que j'ai vu les premières mentions. Les dirigeants m'en avaient déjà parlé il y a quelque temps, donc je m'y attendais. Mais je dois dire que de voir hier (ndlr: lundi) tous les montages vidéos sur les réseaux sociaux m'a énormément touché et ému. Jusque-là, je n'avais pas encore vraiment réalisé que ma carrière était finie. Toutes ces images, dont certaines remontaient même à mes débuts en juniors-élites avec Lugano, m'ont vraiment ému.

Qu'est-ce que cela signifie pour vous que l'on retire votre maillot?

C'est une très grande fierté et un immense honneur.

Pourquoi aviez-vous choisi le numéro «3»?

Au début de ma carrière à Lugano, j'ai porté le 79 durant mes quatre premières saisons. J'avais choisi ce numéro car à l'époque la mode était aux numéros élevés. Lorsque je suis arrivé pour la première en équipe de Suisse, je n'ai pas pu choisir et on m'a donné le 3. Je l'ai finalement gardé en club aussi, il me plaisait vraiment bien.

Si vous pouviez choisir, à l'occasion de quel match souhaiteriez-vous voir votre maillot être officiellement retiré?

Je ne sais pas encore sous quelle forme et quand cette fête aura lieu. Les dirigeants de Lugano m'ont dit qu'ils organiseront quelque chose pour moi, mais je souhaiterais encore prendre mon temps pour réfléchir si j'organise un match de gala avec d'anciens joueurs et amis, ou si je préfère une cérémonie avant un match de Lugano. J'aimerais vraiment quelque chose de sympa et de bien fait, donc je vais encore plancher là-dessus quelque temps avant de prendre une décision.

Lorsque vous êtes arrivé au club durant la saison 1997-1998, imaginiez-vous faire une aussi grande carrière et surtout ne connaître qu'un seul club en Suisse?

A l'époque, je ne pensais même pas que je jouerais en LNA. Au début, Lugano était le seul club qui s'intéressait vraiment à moi et aussi le seul qui s'est déplacé jusque dans le Jura à Courtemaîche pour venir me parler. Je me voyais faire une saison avec les juniors puis revenir au HC Ajoie, mon club formateur. Avec du recul, c'est assez fou de voir comme les choses se sont développées.

L'idée de ne plus rejouer, cela vous travaille quand même?

Bien sûr, c'est dur. Très dur, d'autant plus que la façon dont tout s'est arrêté n'était vraiment pas celle que j'imaginais. Mon dernier match aura été un match amical perdu à Kloten... C'est un peu triste, mais bon, c'est comme ça. Je suis reconnaissant pour la carrière que j'ai eue même si j'aurais souhaité terminer sur des derniers play-off.

Vous êtes désormais responsable du scouting pour le HC Lugano. En quoi consiste ce job et quand allez-vous commencer votre nouvelle activité?

Je vais étroitement travailler avec Hnat Domenichelli, notre directeur sportif. Mon travail consistera à visionner des joueurs, que ce soit des jeunes, des joueurs confirmés ou des étrangers. Pour l'instant avec le coronavirus, je me contente de visionner des matches à la TV en attendant de pouvoir me déplacer en Suisse et à l'étranger dans le cadre de mon nouveau rôle au club.

Avez-vous déjà repéré quelques pépites, ou peut-être même le prochain «Julien Vauclair»?

C'est ce que j'espère bien réussir à faire et c'est justement avec des joueurs que personne ou presque ne connaît que l'on peut faire une différence. Dénicher des juniors ou des joueurs peu connus qui ont du potentiel est plus difficile et c'est à ce niveau-là que j'espère être un collaborateur précieux pour mon club.

Cyrill Pasche

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