Mon Matin Avec: Juliette Haenni, illustratrice et bergère à Genève

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Mon Matin AvecJuliette Haenni, illustratrice et bergère à Genève

«Le Matin» part à la rencontre de personnages qui font la saveur de la Suisse romande et vous propose des tranches de vie matinales en photos et vidéos.

par
Sophie Evard
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Juliette Haenni travaille depuis chez elle. Sa matinée démarre à 8h30 par un café à l'italienne, bu dans sa tasse fétiche - à laquelle elle est «très attachée» et que sa maman avait achetée à une amie céramiste. Elle raconte son passage à l'école de dessin Cohl, à Lyon. «C'était trop élitiste, ça ne me correspondait pas, j'ai arrêté de dessiner pendant un an après avoir étudié chez eux». Elle obtient ensuite un CFC de graphiste avant de se mettre à son compte en tant qu'illustratrice.

Juliette Haenni travaille depuis chez elle. Sa matinée démarre à 8h30 par un café à l'italienne, bu dans sa tasse fétiche - à laquelle elle est «très attachée» et que sa maman avait achetée à une amie céramiste. Elle raconte son passage à l'école de dessin Cohl, à Lyon. «C'était trop élitiste, ça ne me correspondait pas, j'ai arrêté de dessiner pendant un an après avoir étudié chez eux». Elle obtient ensuite un CFC de graphiste avant de se mettre à son compte en tant qu'illustratrice.

Sophie Evard
Dans la cuisine, des plantes, des légumes, des fleurs... En somme un univers paisible et poétique. En 2015, Juliette fait une formation de bergère et travaille pendant des mois avec les animaux. Elle évoque la vie intense, rude, parfois même violente avec les moutons. Puis termine en souriant: «En fait, je préfère les légumes, c'est plus doux.»

Dans la cuisine, des plantes, des légumes, des fleurs... En somme un univers paisible et poétique. En 2015, Juliette fait une formation de bergère et travaille pendant des mois avec les animaux. Elle évoque la vie intense, rude, parfois même violente avec les moutons. Puis termine en souriant: «En fait, je préfère les légumes, c'est plus doux.»

Sophie Evard
9h30: Juliette travaille tous les matins sur des projets d'illustrations pour des magazines ou des associations. Elle dessine à la main, à partir de textes qu'elle reçoit.

9h30: Juliette travaille tous les matins sur des projets d'illustrations pour des magazines ou des associations. Elle dessine à la main, à partir de textes qu'elle reçoit.

Sophie Evard

Jeudi 6 octobre 2016. J'ai rendez-vous avec Juliette Haenni, une jeune femme rencontrée dans le train alors qu'elle dessinait des petites histoires dans son carnet. Elle était alors étudiante. Aujourd'hui, elle réalise son rêve: vivre de ses dessins tout en étant connectée à la nature. Récit en images d'une matinée passée à la suivre pendant ses activités.

8h30

C'est l'heure du café pour Juliette qui travaille depuis chez elle. Elle se présente.

9h

Elle partage les lieux avec son frère et sa sœur. Chaque matin, elle travaille sur des commandes depuis sa chambre qui lui sert aussi de bureau. Sur sa table, des essais d'illustrations pour le magazine Génération et l'association «Première Ligne»(association genevoise de réduction des risques liés aux drogues) .

Elle dessine aussi des histoires qui l'amusent ou des portraits. Cet été, elle a réalisé plein de croquis des spectateurs des Aubes musicales à Genève. Elle publie régulièrement ses dessins sur son blog ou sur sa page Facebook. Elle explique sa manière de travailler et sa passion pour le dessin.

10h30

C'est l'heure du départ pour la campagne genevoise. Au programme: soins d'un troupeau de chèvres et récolte de légumes bios cultivés dans un jardin collectif. C'est parti pour 45 minutes de vélo! Pour Juliette, le travail de la terre, le soin des animaux et le dessin sont liés. Avec un groupe d'amis, elle soutient la démarche d'une jeune femme qui a des chèvres, mais pas de terrain. Une façon d'exercer aussi son deuxième métier de bergère, même si elle a plus l'habitude des moutons.

11h30

Les chèvres ont mangé et bu, Juliette se pose dans l'herbe pour réaliser le portrait d'«Amore» le bouc.

Après ces instants paisibles, on retourne chez elle. Pendant qu'on pédale, je lui demande ce que pense sa famille de son style de vie. «Ils me soutiennent. J'ai grandi en Valais, on faisait beaucoup de randonnées ensemble. Maman était céramiste et papa médecin. J'ai été élevée dans cet état d'esprit. Quand je leur ai dit que je voulais faire la formation de bergère, ils m'ont dit "Fonce, c'est génial!"»

Des liens pour découvrir son univers

Le blog de Juliette Haenni Sa page Facebook «La fille du fond» Les Aubes musicales 2016 Le jardin collectif «Les Cueillettes de Landecy» Le magazine Génération L'association «Premières Lignes» Son site Internet L'esprit de la forêt de Miyazaki

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