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Banque privéeJulius Baer accroît sa masse sous gestion

Le groupe zurichois a accru sa masse sous gestion de 4% sur les quatre premiers mois, à 264 milliards de francs. Six milliards proviennent du gestionnaire de fortune brésilien GPS que le groupe contrôle à 80%.

En mars, Julius Baer s'est renforcé au Brésil, le plus gros marché pour la gestion de fortune en Amérique latine.

En mars, Julius Baer s'est renforcé au Brésil, le plus gros marché pour la gestion de fortune en Amérique latine.

Keystone

Pour rappel, Julius Baer a acquis une part supplémentaire de 50% en mars dernier dans GPS pour augmenter sa participation à 80%. Cet institut sis à São Paolo a pour la première fois été consolidé, se félicite la banque dans un communiqué publié mercredi.

La banque a, de plus, bénéficié de l'évolution positive des marchés et d'un afflux net d'argent frais régulier dû aux marchés en croissance et à l'activité locale en Allemagne. Elle ne chiffre pas cet afflux, mais indique que celui-ci a «nettement» progressé dans la cible visée à moyen terme, comprise entre 4 et 6% par an. Elle dit, en revanche, avoir pâti de la vigueur du franc, en particulier face au dollar.

Au total, les avoirs de la clientèle se sont étoffés de 3% à 359 milliards de francs. La marge brute s'est améliorée de quatre points de base au regard du second semestre 2013, pour s'établir à 95 points de base. Quant au ratio coûts/produit, il dépasse légèrement celui réalisé lors des six premiers mois de l'an passé, fixé à 73,3%.

Julius Baer prévoit que ce rapport soit plus proche, au deuxième semestre de cette année, de la fourchette visée à moyen terme (entre 65 et 70%), en raison des mesures de restructuration liées à l'intégration, sur le point d'aboutir, des activités acquises de gestion de fortune hors Etats-Unis et Japon de Merrill Lynch (IWM).

Encore 300 emplois radiés cette année

A la suite de ce rachat, plus de 100 collaborateurs ont quitté l'établissement au cours des quatre derniers mois. Environ 300 postes supplémentaires seront encore biffés cette année, a précisé un porte-parole. Quelque 300 ont déjà été supprimés l'an passé.

Ces coupes s'inscrivent ainsi en deçà de la fourchette annoncée: le groupe nouvellement constitué avait dit vouloir éliminer, fin 2012, entre 15 et 18% de ses quelque 5700 emplois, soit entre 850 et 1030.

Julius Baer se réjouit, par ailleurs, des progrès «significatifs» sur le plan de la productivité de IWM. Ces activités ont généré une marge brute de 83 points de base au cours de la période sous revue, un résultat proche de celui convoité pour l'an prochain (85 points).

Sur les 264 milliards d'actifs sous gestion enregistrés fin avril, quelque 53 milliards de francs sont issus d'IWM, un montant inchangé par rapport à décembre.

En raison des coûts élevés de l'intégration de IWM, l'établissement avait vu son bénéfice net chuter l'an dernier de 30% au regard de 2012, à 188 millions de francs. Il dévoilera ses comptes semestriels le 22 juillet.

(ats)

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