23.06.2017 à 12:22

BrexitJunker pas satisfait du «premier pas» de May

Le chef de la Commission européenne estime que les premières propositions avancées par Theresa May sur les droits des expatriés européens sont «insuffisantes».

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Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Keystone
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

AFP
La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

AFP

La première ministre britannique a dévoilé pour la première fois une partie de son plan pour le Brexit jeudi devant ses partenaires européens. Aucun citoyen de l'UE ne sera forcé de quitter le territoire après la date effective du Brexit. Une proposition que Jean-Claude Juncker salue ce vendredi mais estime que ces premières dispositions sont un «premier pas» mais encore «insuffisant».

Le Luxembourgeois est resté peu disert sur ce sujet très sensible, à l'instar des dirigeants européens lors au deuxième jour du sommet de l'UE à Bruxelles. «C'est un premier pas, mais ce pas n'est pas suffisant», a-t-il lancé.

Parmi les plus critiques, le Premier ministre belge Charles Michel a qualifié le plan britannique de «particulièrement vague». La cheffe du gouvernement britannique Theresa May a réaffirmé vendredi matin que sa proposition est «équitable et très sérieuse».

Le président du Conseil européen Donald Tusk avait prévenu que le sommet de Bruxelles ne serait pas un «forum» pour les négociations du Brexit, puisqu'il existe un canal officiel. L'intervention de Theresa May devant ses partenaires jeudi soir s'est donc limitée à une déclaration, laissant les 27 dans l'attente de la publication d'un document détaillé, annoncée pour lundi.

Encore du travail

«C'est une bonne première proposition, que j'apprécie, mais il est clair que nous devons y investir plus de travail. Beaucoup de nos citoyens ne sont pas couverts avec la proposition de Theresa May, et cela fera partie des négociations», a commenté le chancelier autrichien Christian Kern.

En dévoilant les premiers détails de son plan pour le Brexit, la Première ministre britannique a traité de la question du sort des ressortissants européens et britanniques après le retrait du Royaume-Uni.

Elle a promis que personne ne serait expulsé du pays sitôt prononcé le divorce avec l'UE, et que Londres offrirait des possibilités pour les citoyens européens de régulariser leur statut pour pouvoir rester au Royaume-Uni.

Juste après son intervention jeudi soir, la chancelière allemande Angela Merkel y a vu un «bon début». «Mais bien sûr, il reste encore beaucoup, beaucoup d'autres questions» à régler, a averti Angela Merkel.

(ats)

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