Sondage: Juppé devant Sarkozy contre le terrorisme
Publié

SondageJuppé devant Sarkozy contre le terrorisme

D'après un sondage, Alain Juppé est considéré comme le plus capable de garantir la sécurité face au terrorisme en France.

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy réunis aux Invalides pour un hommage à Michel Rocard. (7 juillet 2016)

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy réunis aux Invalides pour un hommage à Michel Rocard. (7 juillet 2016)

AFP

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle française de 2017, est considéré comme le plus capable de garantir la sécurité face à la menace terroriste, selon un sondage publié dimanche. 58% des personnes interrogées disent lui faire confiance.

L'ancien premier ministre devance l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy (50%), son principal rival, qui pourtant tient un des discours les plus durs, et l'ex-premier ministre François Fillon (48%).

A gauche, le premier ministre, Manuel Valls, arrive en troisième position, avec 49% d'avis positifs, bien qu'il ne soit pas, à ce stade, candidat. Le chef de l'Etat, François Hollande pointe en huitième position (33%).

Le Pen seulement sixième

Même l'ex-ministre de l'économie, Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement pour se consacrer à son mouvement «En Marche!», devance le président de la république, avec 45% d'avis favorables, ce qui le place en cinquième position.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, dont les questions sécuritaires constituent pourtant une grande partie du fond de commerce, n'arrive pour sa part qu'au sixième rang, avec 42% d'avis favorables.

Le sondage Ifop pour le Journal du Dimanche a été réalisé avec un échantillon de 961 personnes, interrogées vendredi et samedi.

Sarkozy reproche au procureur de Paris «d'interférer dans le débat»

Nicolas Sarkozy reproche dans une interview au JDD au procureur de Paris François Molins «d'interférer dans le débat politique», alors que ce dernier avait notamment jugé inapplicables ses propositions de placer les fichés S en rétention ou de créer un parquet national antiterroriste «À chacun sa responsabilité. C'est aux politiques et à eux seuls, parce qu'ils sont élus par le peuple, de modifier le droit quand cela apparaît nécessaire. Un procureur peut-il interférer dans le débat politique ? Je ne le crois pas», affirme-t-il. Dans cette interview, il réitère ces deux propositions ainsi que celle de créer «une cour spéciale antiterroriste», également critiquée par Molins.

(ats)

Votre opinion