16.05.2020 à 12:10

Jurkovitz à Genève pour se rapprocher de l'étranger

Basketball

L'ex-ailier de FR Olympic a signé un contrat d'un an avec les Lions, dans l'espoir de bientôt partir en France ou ailleurs.

par
Sport-Center
Après cinq ans passés à Fribourg, Natan Jurkovitz va retrouver Markel Humphrey à Genève.

Après cinq ans passés à Fribourg, Natan Jurkovitz va retrouver Markel Humphrey à Genève.

Keystone

Grand espoir du basketball suisse, Natan Jurkovitz a récemment décidé de quitter les bords de la Sarine, Saint-Léonard, une salle où on collectionne les titres, pour rejoindre le Grand-Saconnex, proche de Cointrin, dans la banlieue de Genève. Après avoir tout gagné avec FR Olympic (huit trophées en cinq ans!), l’ex-junior de Villars-sur-Glâne avait besoin, à 25 ans, de couper le cordon et de se lancer un nouveau défi dans sa carrière. L’ailier de 202 cm, qui a signé un contrat d’un an avec les Lions de Genève, s’est surtout rapproché de la France, lui qui rêve d’une expérience à l’étranger, d’aller le plus haut possible...

Natan, quelle impression cela vous fait aujourd’hui de vous retrouver dans la peau d’un Lion?

De me dire que je ne suis plus à Fribourg après un bail de cinq ans, cela me fait bizarre quand même...

Vous étiez dans un club habitué à remporter des titres de champion: pourquoi le quitter pour rejoindre Genève?

En fait, j’ai toujours dit que mon but était de partir un jour à l’étranger et Genève me donne la meilleure option pour continuer à espérer concrétiser cet objectif. J'ai en effet une clause dans mon contrat qui me permet d’être libéré au cas où j’aurais la possibilité de jouer ailleurs qu’en Suisse.

Dans un coin de votre tête, on imagine qu’il y a l’opportunité de filer en France, proche de Genève, d'imiter Sefolosha et Capella qui sont passés par Châlon avant d'évoluer en NBA?

Non, mon rêve est de partir à l’étranger, je n’ai pas forcément un pays particulier. J’ai surtout cette envie de progresser, de franchir des étapes dans ma carrière, pour ne pas stagner.

Le fait aussi que les Lions de Genève seront désormais entraînés par Andrej Stimac, qui était l’assistant de Petar Aleksic à Fribourg, a-t-il aussi penché dans la balance pour un transfert à Genève?

Oui beaucoup, parce que je dois admettre que cette décision a été compliquée à prendre. Genève a toujours été le grand rival de Fribourg Olympic et, franchement, je me voyais mal rejoindre les Lions. Or, dès que Stimac a été nommé entraîneur au Pommier, j'admets que cela a été un gros point positif à cette nouvelle expérience à Genève.

Que vous a dit le président Imad Fattal pour vous convaincre de rejoindre le Grand-Saconnex?

Il m’a vraiment dit que j’étais un des grands joueurs de ce championnat et que tout le monde ici avait envie de travailler avec moi. Le fait qu’il veut construire l’équipe autour de moi pour atteindre des sommets m’a convaincu à signer.

Atteindre les sommets, c’est l'objectif du du club depuis cinq ans, c'est aussi le vôtre forcément. Mais peut-on gagner ce titre ailleurs qu’à Fribourg?

Bien sûr! Après mes huit trophées obtenus en cinq ans avec Olympic, je ne viens pas à Genève pour finir ailleurs qu’à la première place!

Vous êtes donc prêt à défier vos anciens potes champions de Saint-Léonard?

Cela va me faire bizarre de jouer contre eux, mais c’est le basket. Au final, il n'y aura qu’un seul vainqueur et l’objectif est que ce soit moi qui lève les bras à la fin.

Après les retours de Roberto Kovac et de Jérémy Jaunin au Pommier, l’équipe des Lions prend gentiment forme. Il ne reste plus qu’à Imad Fattal de convaincre Babacar Touré, votre ancien coéquipier à Fribourg, de vous rejoindre...

Ce serait vraiment énorme. Depuis que j’évolue en LNA, il s’agit du meilleur joueur qui évolue en Suisse. Même s’il revient de blessure, il est suffisamment fort dans sa tête pour revenir au top niveau. Et à vrai dire, je préférerais jouer avec que contre lui!

Qu’est-ce qui vous fait penser que les Lions de Genève seront meilleurs que FR Olympic cette saison?

Parce qu’il y a un très bon public et un président très motivé, hyper présent à aider constamment l’équipe à progresser. J’ai vraiment senti dans le discours d'Imad Fattal que le club voulait devenir encore plus professionnel. Les dirigeants ont compris ce qu’ils devaient améliorer pour franchir ce cap, celui de remporter un titre, en engageant Andrej Stimac. Cela me fait vraiment plaisir de faire partie de ce projet, en espérant gagner au moins un trophée, même si trois ce serait pas mal!

Après une saison terminée de manière si abrupte, on imagine que vous avez des fourmis sous les pieds et dans les mains?

Il est clair que cela commence à faire long, là. Il faut vraiment que ça reprenne vite, car ça me démange. Oui, ça démange!

Vous savez comment on dit huitante à Genève?

Quatre vingts, oui, mais vous savez, je suis Français quand même...

Propos recueillis par Christian Maillard

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