Basketball: Jurkovitz: «On a fait quelque chose de très grand»

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BasketballJurkovitz: «On a fait quelque chose de très grand»

Réaction de l'ailier de Fribourg Olympic après l'écriture de l'une des plus belles pages de l'histoire du basket suisse.

par
Ugo Curty
Natan Jurkovitz (à dr.) avec Justin Roberson.

Natan Jurkovitz (à dr.) avec Justin Roberson.

Keystone

Natan Jurkovitz a été décisif dans le match retour du 3e tour qualificatif pour la Ligue des champions jeudi soir. L'ailier a été omniprésent (18 points, 8 rebonds et 6 passes décisives) contre Sakarya en Turquie. Joint par téléphone, il est revenu sur cet exploit quelques minutes après la victoire fribourgeoise.

Natan, Olympic écrit l'une des plus belles pages de l'histoire du basket suisse.

C'est complètement fou. Personne ne nous attendait. On a été de surprise en surprise. Notre victoire en Russie (ndlr : au premier tour face aux Russes de Saratov)nous a donné une immense confiance. Même si on ne réalise pas encore complètement, on sait qu'on a fait quelque chose de très grand.

Comment l'équipe est-elle parvenue à vaincre la fatigue et un club turc au budget impressionnant?

Tout était réuni pour qu'on perde. On a su faire abstraction de la fatigue, du public turc et d'un adversaire qui nous était supérieur sur le papier. Au final, nous n'avions rien à perdre. L'équipe a joué libérée, sans aucune pression.

Qu'est ce qui a rendu cette victoire possible?

Nous étions tous fatigués ce matin. En plus de la répétions des matches, je n'ai pas bien dormi hier. J'ai passé la nuit à chasser les moustiques dans ma chambre avec mon frère, Thomas (rires). Mais une fois sur le terrain, tout ça a vite été oublié. Nous avons une équipe unie, qui joue ensemble depuis longtemps. Notre entraîneur Petar Aleksic a joué un rôle central. Il a vraiment été à la baguette. Sur le terrain, nous étions très discipliné et l'équipe a parfaitement appliqué ses consignes.

La fête sera belle ce soir, j'imagine.

Même pas. Bien sûr, on va profiter du moment en équipe. Mais nous sommes tellement fatigués qu'on va aller se coucher tôt. Tout s'enchaîne très vite. On rentre vendredi et on joue déjà dimanche à Neuchâtel en championnat. On ne peut pas se permettre d'avoir la gueule de bois.

Vous êtes donc qualifiés pour la phase de groupe de la Ligue des champions. Le premier match arrive déjà mercredi prochain contre l'Hapoel Holon en Israël. Est-ce que vous y pensez?

Non c'est encore trop tôt. Chaque chose en son temps. Il ne faut pas commencer à se voir trop beau et à se projeter. La prochaine étape, c'est Neuchâtel dimanche. Il ne faudra pas perdre notre premier match de championnat.

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