JO 2020 - Jusqu’où la fougue des nageurs suisses les emmènera à Tokyo?
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JO 2020Jusqu’où la fougue des nageurs suisses les emmènera?

Les épreuves de natation démarrent ce samedi aux Jeux olympiques. L’équipe nationale ne manque pas de talent.

par
Jérôme Reynard
(Tokyo)
Roman Mityukov et les Suisses ont débarqué aux Jeux en confiance.

Roman Mityukov et les Suisses ont débarqué aux Jeux en confiance.

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A Tokyo, les nageurs helvétiques semblent plutôt détendus. Devant les médias, à la veille du début de leurs compétitions (dès samedi), ils ont la banane et - malgré le contexte restrictif de ces Jeux - des étoiles plein les yeux. «L’arrivée dans le village olympique était incroyable, avec les anneaux. Des mesures sanitaires ont été mises en place, mais on a la possibilité de croiser plein d’athlètes. C’est hyper convivial et tout est surdimensionné», s’émerveille Roman Mityukov.

Avec son homologue Jérémy Desplanches (argent sur 200 m 4 nages) et la Zurichoise Lisa Mamié (argent sur 200 m brasse), le Genevois (bronze sur 200 m dos) fait partie des trois nageurs de la délégation suisse à avoir débarqué au Japon auréolé d’une médaille aux Européens de Budapest en mai. «Ça m'a mis en confiance et je vais essayer de nager de manière identique ici, explique celui qui entrera d’abord en lice avec les séries du 100 m libre, lundi. En revanche, je ne suis pas quelqu’un qui aime s’exprimer sur ses objectifs. Je le répète: je suis en confiance, je sais que je me suis bien entraîné ces deux dernières années, mais on va y aller pas à pas.»

De l’avenir

A Tokyo, c’est peut-être un peu tôt pour parler de podium olympique. Mais nul doute que la jeune garde de la natation helvétique a de l’avenir. Il y a Roman Mityukov (20 ans) et Lisa Mamié (22 ans, 100 m et 200 m brasse). Mais il y a aussi le Thurgovien Antonio Djakovic (18 ans, 200 m et 400 m libre) et le Tessinois Noé Ponti (20 ans, 100 m et 200 m papillon).

A côté, Nils Liess (24 ans) fait figure de nageur expérimenté. «D’ailleurs, j’essaie un peu d’encadrer les jeunes dans les relais», sourit le troisième Genevois de la délégation, cantonné aux disciplines par équipes aux JO 2020 (4 x 100m et 4 x 200 m). «Je ne suis pas plus frustré que ça. D’autant qu’on a du potentiel (ndlr: avec Djakovic, Mityukov et Ponti). On va pouvoir jouer sur la fougue.»

Desplanches y croit

Ça se fera sans Jérémy Desplanches. «Je ne nage pas assez vite pour faire partie du relais», se marre le chef de file du groupe. C’est que le champion d’Europe 2018 du 200 m 4 nages mise surtout sur sa discipline. Dans le Tokyo Aquatics Center, il s’alignera certes d’abord en séries du 100 m brasse, samedi (13h27 en Suisse). Mais davantage en guise d’échauffement en vue de «son» épreuve; celle dans laquelle il espère briller. Et décrocher une médaille olympique? «J’ai le 12e ou 13e temps de tous les nageurs présents aux Jeux, cette année. Si je veux ne serait-ce qu’aller en finale, il va falloir que j’explose mon record national (1’56’’56). Mais j’y crois!»

Premiers éléments de réponse mercredi prochain. En attendant, place au début des compétitions, ce samedi, où la «grande soeur» Maria Ugolkova (32 ans) aura l’honneur d’ouvrir les feux pour l’équipe de Suisse en séries du 100 m papillon (12h30). La première des trois disciplines dans lesquelles la Zurichoise s’élancera au Japon (avec le 100 m libre et le 200 m 4 nages).

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