18.10.2020 à 07:42

Ski alpinJustin Murisier espère avoir trouvé la paire gagnante

Le skieur valaisan a changé de matériel pour franchir un palier. À 28 ans, le Bagnard espère se battre dans le top 7 mondial à la fin de la saison. Premier élément de réponse ce dimanche à Sölden (dès 10h).

par
Sylvain Bolt
Cet été, Justin Murisier a jonglé entre entraînements et tests de son nouveau matériel. 

Cet été, Justin Murisier a jonglé entre entraînements et tests de son nouveau matériel.

KEYSTONE

L’année passée à Sölden, Justin Murisier était revenu en Coupe du monde. Un «comeback» après une troisième saison blanche, toujours à cause de ce foutu genou. Un top 10 et un top 15 en géant ont été deux bouffées d’oxygène dans une saison pas forcément évidente pour le skieur de Bruson, qui entame mathématiquement son dixième exercice.

«Mon genou est toujours un thème récurrent, par exemple au niveau de la régénération après un entraînement, confie celui qui a terminé deux fois quatrième en Coupe du monde. Oui, la douleur est encore parfois présente.»

À 28 ans, le Valaisan a décidé ce printemps de changer de marque de ski (larguant Nordica pour Head) afin de franchir un palier. «C’était nécessaire car je deviens vieux, je n’ai plus beaucoup de temps à perdre. J’ai fait le choix de la sécurité en rejoignant une marque qui a fait ses preuves et sur laquelle un Pinturault ou un Ligety ont déjà bien développé le matériel. Ces blessures ne m’ont pas permis de développer correctement le ski lorsque j’étais sous contrat avec ces marques plus petites. Là, je peux me concentrer uniquement sur ma technique.»

Une paire parmi vingt

Parmi la vingtaine de paires de géant reçues, le Bagnard a opté pour un ski de référence, le plus polyvalent possible. Ces essais de matériel se font normalement fin avril, ce qui n’a pas été possible cette année en raison du confinement. Et vu que les stages d’entraînement dans l’hémisphère Sud ont été annulés, les tests à Saas-Fee ou Zermatt n’ont du coup pas été réalisés dans les conditions optimales.

«La neige de glacier ne ressemble pas à celle des conditions hivernales froides et agressives, précise le Valaisan. On a pris quelques points de repère sur les glaciers valaisans et ceux-ci se sont confirmés sur celui de Diavolezza (Grisons), où la piste est injectée et ressemble plus à des conditions de Coupe du monde. J’ai été rassuré car ça m’a permis de choisir le matériel pour Sölden.»

Pas loin de Meillard et Odermatt

Changer de ski est un long processus. «J’apprivoise encore ces skis, il reste beaucoup de réglages à faire. Je me rapproche de mes collègues d’entraînement, même si Loïc (Meillard) et Marco (Odermatt) restent un niveau au-dessus.»

«L’objectif serait de me battre à nouveau avec le top 7 mondial en fin de saison»

Justin Murisier

Chez Head, marque numéro un chez les hommes la saison passée, le Valaisan n’est plus le le leader. «Je m’attendais a débarquer et être numéro cinq, un peu le «vient ensuite». Mais ils m’ont fait confiance, m’ont mis un excellent serviceman à disposition. Je me dis que j’aurais peut-être dû partir plus tôt.»

Réaliste, le Valaisan ne s’attend pas forcément à jouer la gagne ce dimanche sur le glacier du Rettenbach, avec son dossard (le 26) élevé. «Mais l’objectif serait de me battre à nouveau avec le top 7 mondial en fin de saison», confie-t-il. Ce septième rang de la hiérarchie de géant, c’est justement celui que Murisier occupait à la fin de la saison 2018. Avant de se déchirer le ligament croisé du genou droit en Nouvelle-Zélande lors de la préparation estivale. Son nouveau ski est censé lui permettre de retrouver son statut.

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1 commentaire
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Ignacio

18.10.2020 à 09:45

Il y a un moment où on peut se demander s'il prend la place à un jeune ?