Canada - Justin Trudeau chahuté lors d’un second débat électoral
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CanadaJustin Trudeau chahuté lors d’un second débat électoral

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a été critiqué par ses rivaux politiques lors du deuxième débat mercredi, à moins de deux semaines du scrutin.

Justin Trudeau lors du débat télévisé, mercredi 8 septembre 2021 au Québec.

Justin Trudeau lors du débat télévisé, mercredi 8 septembre 2021 au Québec.

AFP

L’environnement mais aussi le déclenchement des élections en pleine pandémie: le Premier ministre canadien Justin Trudeau a été chahuté mercredi soir par ses principaux rivaux politiques lors du deuxième débat, à moins de deux semaines du scrutin.

«On doit travailler ensemble contre la pandémie. Ce n’est pas le moment pour une élection. Pourquoi avez-vous déclenché une élection au milieu d’une pandémie?» lui a demandé le chef conservateur Erin O’Toole lors de ce débat télévisé en français, avec les chefs des principaux partis.

Justin Trudeau a défendu sa position de convoquer des élections anticipées. «Il y a des différences assez profondes dans notre vision de la pandémie. Ces élections sont la chance pour les Canadiens de choisir», a-t-il martelé.

En avance dans les sondages au lancement de la campagne, les libéraux sont maintenant devancés dans la majorité des derniers sondages. Et Erin O’Toole est crédité d’environ 34% des intentions de vote contre 31% pour Justin Trudeau.

«Grand parleur mais petit faiseur»

«On ne peut pas se permettre quatre ans de plus de Justin Trudeau», a répété à plusieurs reprises Jagmeet Singh, le leader du Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) concernant le bilan du chef libéral sur l’environnement, le qualifiant de «grand parleur mais petit faiseur».

«En six ans, vous avez le pire bilan du G7», a-t-il ajouté évoquant la hausse des émissions des gaz à effet de serre du pays. Justin Trudeau a défendu son bilan et affirmé que son parti avait le seul programme «ambitieux et réaliste» et dénoncé le «recul» environnemental que représenterait, selon lui, le retour des conservateurs au pouvoir. En fin de débat, il s’est montré virulent contre son principal rival, évoquant le «leadership mou» d’Erin O’Toole.

Puis lors d’une passe d’armes avec Yves-François Blanchet, le chef de file du bloc québécois, il a lancé, visiblement agacé: «Je suis Québécois, je suis fier d’être Québécois, vous n’avez pas l’unanimité sur le Québec! Vous ne m’accuserez pas de ne pas être Québécois». La province francophone est une région qui pourrait se révéler déterminante. Les cinq leaders doivent se retrouver dès jeudi soir pour le dernier débat, cette fois-ci en anglais.

(AFP)

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