Football - Kastriot Imeri: «Il y a une forme de soulagement»
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FootballKastriot Imeri: «Il y a une forme de soulagement»

Le milieu du Servette FC a ouvert son compteur en Super League cette saison, grâce à une superbe frappe lors de la victoire à Zurich (1-2), sur son premier ballon du match.

par
Simon Meier
Kastriot Imeri donne l’impression de s’envoler. Il faut dire que le jeune Servettien vient de signer un fort joli but sur la pelouse du Letzigrund.

Kastriot Imeri donne l’impression de s’envoler. Il faut dire que le jeune Servettien vient de signer un fort joli but sur la pelouse du Letzigrund.

Eric Lafargue

Son sourire en disait long, dimanche à l’issue du match, entre la séquence caméras, la session micros et le moment bloc-notes. Il faut dire que Kastriot Imeri, auteur d’une superbe frappe sur le deuxième but de la victoire servettienne à Zurich (69e, 1-2 au final), ne venait pas de passer un après-midi comme les autres. D’abord, le milieu offensif de 20 ans a enfin inscrit son premier goal de la saison en Super League. Ensuite, il n’avait jamais marqué ainsi, sur sa première touche d’un match, sans contrôle préalable.

«Ce but ne pouvait pas mieux tomber. Je rentre et j’arrive à la mettre au fond sur mon premier ballon, c’est bon pour l’équipe et, à titre plus personnel, il y a une forme de soulagement», se réjouissait Kastriot Imeri, qui qualifie modestement son but de «plutôt beau». Certains chipoteront en soulignant que son tir a légèrement été dévié par Blerim Dzemaili. «C’est un but fantastique», tranche l’entraîneur servettien Alain Geiger, aux anges de la réponse apportée par son remplaçant du jour.

Au nom du collectif

Titulaire à douze reprises en 22 apparitions cette saison en championnat, Kastriot Imeri, malgré tout son talent, ne parvient pas - encore - à s’installer complètement dans le onze grenat. Excellent par phases, il court après la régularité et la confiance totale de son coach. Il faut dire qu’il a connu quelques pépins, à l’image de ses récents problèmes buccaux (amygdales, gencives, dents de sagesse), au retour de l’Euro M21 avec la Suisse en Slovénie.

S’il ne cache pas sa faim de jeu, Imeri fait preuve d’un état d’esprit exemplaire, très orienté vers le collectif: «Comme tout jeune joueur, j’ai envie de jouer. Mais l’équipe va bien, l’équipe gagne. Même si cela ne marche pas toujours aussi bien, ce qui s’est passé ici à Zurich montre que tous les gars sur le banc sont au taquet quand ils entrent.» Une autre chose est sûre: le genre de coup d’éclat dont il s’est fait l’auteur dimanche à Zurich ne peut que le rapprocher d’un statut de pilier.

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