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PeopleKate Bosworth: «J'étais nue le premier jour!»

L’actrice aux yeux vairons a craqué pour le réalisateur Michael Polish. Elle a joué en tenue d’Eve, pour lui, dès le début.

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Propos recueillis par Henry Arnaud
Hollywood
Corbis

L’actrice de 30 ans aux yeux vairons Kate Bosworth est de retour sur les écrans dans le thriller «Homefront» écrit par Sylvester Stallone. Férue de défilés de mode à Paris comme à New York, elle a épousé le réalisateur Michael Polish qui l’a vue nue sur le tournage de son film «Big Sur» avant même de la connaître dans l’intimité. Un sacré contraste avec le long-métrage qui sort demain sur nos écrans et dans lequel elle incarne une droguée.

En août, vous avez épousé le réalisateur Michael Polish rencontré sur le tournage de son film «Big Sur». Un coup de foudre?

Totalement. Et j’étais entièrement nue pour cette scène. C’était le premier jour du tournage. Je n’avais plus rien à lui cacher pour la nuit de noces! Michael m’avait demandé si je voulais attendre quelques jours avant de tourner cette scène importante pour l’intrigue de «Big Sur». Le film est l’adaptation de l’œuvre de Jack Kerouac racontant ses séjours sur la côte californienne. J’ai préféré me lancer dès le premier jour pour deux raisons: cela m’a aidée à plonger dans les sentiments de mon personnage et je n’avais plus à appréhender d’avoir à retirer mes vêtements pour la suite.

Qu’est-ce qui fait de Michael l’homme de votre vie?

J’ai le sentiment d’avoir connu Michael toute ma vie. Tout s’est fait naturellement avec lui: notre rencontre, notre mariage… Je n’ai pas eu à me poser de questions.

Vous avez même quitté Hollywood pour lui, exact?

Oui, nous nous sommes installés dans le Montana, où Michael vivait déjà avant notre rencontre. C’est l’une des rares régions d’Amérique où la nature est encore préservée. Nous habitons au bord d’un lac qui gèle en hiver et où nous pouvons faire du patin à glace. En été, il n’est pas rare d’entendre des ours à la recherche de nourriture. Je suis tombée amoureuse de cette région. C’est l’endroit idéal pour fonder une famille.

Quelles sont vos relations avec Jasper, la fille de 15 ans de votre mari?

Jasper est fille unique, comme moi. Nous nous comprenons donc très bien. Comme des sœurs. Avoir Jasper dans ma vie me ramène à ma propre jeunesse. J’espère avoir un impact positif sur son éducation.

Vous avez commencé votre carrière à 15 ans avec Robert Redford. Quel est le secret pour passer de l’enfance à l’âge adulte à Hollywood?

Garder la tête froide et rester concentré sur le travail sans succomber aux sirènes de la gloire. De nos jours, le plus difficile est d’éviter de s’afficher sur les réseaux sociaux. «L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux» a été mon premier film et une bénédiction. J’avais Robert Redford sous les yeux au quotidien. Il m’a appris à choisir méticuleusement mes rôles. Etre vue comme une blonde sexy sur grand écran n’a jamais été mon rêve.

Vous êtes une habituée des défilés de mode. Etait-ce difficile de modifier votre apparence pour incarner une droguée dans «Homefront»?

Au contraire, j’ai sauté sur l’occasion pour casser mon image en incarnant Cassie, une toxicomane qui ne peut pas se passer de ses doses de méthamphétamine (ndlr: une drogue qui défigure). L’apparence physique dans un film ne doit pas être celle de la perfection comme pour les photos de mode. Montrer la dépendance à la drogue est comme un travail d’artiste peintre. Il faut apprendre à jouer avec les couleurs et les nuances sur son propre visage.

Faut-il avoir touché aux drogues pour y arriver?

Non et je ne voulais pas tomber dans la caricature ou en faire une dingue. Je tenais à conserver sa dignité et son humanité. Mon rôle est celui d’une femme qui souffre et essaie de se détruire. J’ai grandi dans une petite ville aussi. Je me suis mise à la place d’une ado qui avait de grands rêves mais se retrouve à 30 ans avec le sentiment d’avoir raté sa vie.

Que vous souhaiter en 2014?

Ce sera l’année de mon nouveau film sous la direction de mon mari. J’espère aussi que le public réservera un bon accueil à «Rememory». C’est un film d’horreur qui reprend les codes d’Alfred Hitchcock et de «La cinquième dimension». Je joue l’épouse de Wes Bentley. Il a perdu la mémoire suite à un accident. Très vite, il va suspecter sa femme et douter de tout. Mon personnage ressemble à celui de Katy Bates qui gardait sa victime prisonnière dans «Misery».

Etes-vous la muse de Michael Polish et serez-vous de tous ses films?

Non, mais je n’aurais rien contre cette idée! Michael et moi adorons être créatifs et nous échangeons constamment des idées à propos de ses scénarios ou de mes rôles.

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