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Avalanche au NépalKatmandou met fin aux recherches

Le Népal a annoncé jeudi soir l'arrêt des recherches pour retrouver les deux Français et le Canadien portés disparus après l'avalanche meurtrière qui s'est abattue sur un camp d'alpinistes occidentaux dimanche.

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Le mont Manaslu, au Népal, culmine à 8156 mètres. Il est considéré comme l'un des plus dangereux du monde.

Le mont Manaslu, au Népal, culmine à 8156 mètres. Il est considéré comme l'un des plus dangereux du monde.

Keystone
Le Français Marc Poncin, l'un des rescapés de l'avalanche, est accueilli à l'aéroport de Saint-Exupery à Lyon.

Le Français Marc Poncin, l'un des rescapés de l'avalanche, est accueilli à l'aéroport de Saint-Exupery à Lyon.

AFP
Le Français Arnaud Manel répond aux journalistes à son arrivée à l'aéroport de Saint-Exupery à Lyon.

Le Français Arnaud Manel répond aux journalistes à son arrivée à l'aéroport de Saint-Exupery à Lyon.

AFP

Le Népal met fin aux recherches pour retrouver les alpinistes disparus, estimant qu'ils sont décédés.

L'avalanche, qui a eu lieu dimanche à l'aube près du sommet du Manaslu (8156 m) a fait huit tués, dont quatre Français, un guide de montagne népalais, un Espagnol, un Allemand et un Italien.

"Nous avons arrêté les opérations de recherche. Cinq sherpas étaient impliqués dans les opérations. Mais en dépit de tous leurs efforts, ils n'ont pu les trouver", a déclaré à l'AFP le chef de la police locale, Basanta Bahadur Kunwar.

"Ils sont présumés morts mais l'ambassade de France nous a dit que des recherches privées pourraient se poursuivre", a ajouté M. Kunwar.

Autre mesure lancée

Le syndicat français des guides de montagne a lui annoncé mardi que des alpinistes européens poursuivaient de leur côté les recherches.

"Des guides européens qui connaissaient les disparus veulent profiter de leur présence sur place pour se donner une chance supplémentaire de trouver quelque chose", a déclaré le président du syndicat des guides de montagne, Denis Crabières.

Mais la police craint que les alpinistes aient été emportés et gisent dans une crevasse, suggérant que leurs corps pourraient ne jamais être retrouvés.

Les experts estiment que des alpinistes ensevelis sous une avalanche n'ont que vingt minutes d'espérance de vie avant de mourir d'asphyxie ou d'hypothermie. Médecin et skieur

Les secours népalais avaient arrêté lundi leurs recherches par hélicoptère, plus de vingt quatre heures après le drame.

Parmi les trois disparus, figure un cardiologue canadien, Dominique Ouimet. Alpiniste chevronné, il s'était lancé à l'assaut du Manaslu, baptisée "la montagne tueuse", afin de lever des fonds pour un hôpital au nord de Montréal.

L'un des deux Français disparus, Rémy Lécluse, 48 ans, était considéré comme l'un des meilleurs experts au monde du ski de pente raide. Il avait ouvert de nombreuses voies dans les Alpes, les Andes ou l'Himalaya.

(AFP)

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