Pérou: Keiko Fujimori concède sa défaite à la présidentielle
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PérouKeiko Fujimori concède sa défaite à la présidentielle

Le scrutin entre la fille de l'ancien président, aujourd'hui emprisonné, et Pedro Pablo Kuczynski a été très serré.

Keiko Fujimori a accepté le verdict des autorités électorales, qui ont mis cinq jours à publier des résultats définitifs.

Keiko Fujimori a accepté le verdict des autorités électorales, qui ont mis cinq jours à publier des résultats définitifs.

AFP

La candidate de droite à la présidentielle au Pérou a concédé vendredi sa défaite. Keiko Fujimori, dont le père, ex-président, est en prison pour crime contre l'humanité, a fait cette annonce cinq jours après le scrutin. «Nous acceptons démocratiquement les résultats de la ONPE (ndlr: autorités électorales), car nous sommes une organisation politique sérieuse et parce que je respecte le peuple péruvien», a déclaré Keiko Fujimori.

Le scrutin a été remporté d'extrême justesse par Pedro Pablo Kuczynski, candidat du centre-droit. Il a fallu cinq jours pour avoir des résultats définitifs.

Immédiatement après avoir reconnu sa défaite, Keiko Fujimori a rappelé au futur président qu'elle serait une opposante de poids puisque son parti, Fuerza Popular, sera majoritaire au Parlement à partir du 28 juillet, date à laquelle «PPK» prendra ses fonctions.

«Fuerza Popular a été désigné par la population pour tenir le rôle d'opposition, et nous allons le remplir avec fermeté. Nous serons une opposition responsable qui pensera à l'avenir du pays», a-t-elle ajouté, entourée de ses députés nouvellement élus.

Son parti a remporté 73 des 130 sièges du Parlement monocaméral lors des législatives du 10 avril, qui se sont tenues en même temps que le premier tour de la présidentielle.

Plombée par l'ombre de son père

Largement favorite depuis des mois, Keiko Fujimori a été tirée vers le bas par l'ombre d'Alberto, son père, qui fut à la tête du Pérou de 1990 à 2000 et qui est aujourd'hui âgé de 77 ans: il a laissé le souvenir d'un homme à la poigne de fer face à la guérilla communiste du Sentier lumineux, au coeur d'un conflit interne ayant fait 70'000 morts ou disparus.

Son bilan sulfureux lui a valu d'être condamné à 25 ans de prison pour corruption et crime contre l'humanité, après une fuite rocambolesque au Japon.

Au premier tour, Keiko Fujimori avait remporté une large victoire, avec 39% des voix contre seulement 21% pour Pedro Pablo Kuczynski.

Avec une infime avance d'un peu plus de 40'000 voix, sur un total de 31 millions d'habitants, celui que l'on surnomme «PPK» arrive à la tête d'un pays profondément divisé.

Le candidat de centre droit, dont les initiales sont également celles de son parti, Peruanos por el Kambio, a remporté 50,12% des suffrages contre 49,88% pour sa rivale de droite.

(ats)

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