09.10.2020 à 13:14

InterviewKendji Girac: «Ça m’inspire de me balader à Genève et à Lausanne»

Le chanteur de 24 ans sort aujourd’hui son 4e album, «Mi Vida». Il sera en concert en Suisse l’an prochain et nous confie qu’il vient souvent dans notre pays pendant son temps libre.

par
Fabio Dell'Anna
Kendji Girac sera en concert à l’Arena de Genève le 10 décembre 2021.

Kendji Girac sera en concert à l’Arena de Genève le 10 décembre 2021.

Laurent Darmon

Kendji Girac est devenu l’un des artistes incontournables de la scène française depuis sa victoire à «The Voice» en 2014. Solaire, simple et avec un style bien défini, le chanteur de 24 ans revient ce vendredi 9 octobre avec un 4e album où il prend des risques musicalement. Il s’est entouré de nombreux artistes comme Dadju, Soolking ou Gims, avec qui il a sorti son titre «Dernier Métro».

«Je voulais tester de nouvelles choses», nous dit-il au téléphone avant de préciser qu’il s’agit de son disque le plus personnel. Il nous parle aussi de son attachement à notre pays, de son rôle de coach dans «The Voice Kids» sur TF1 ainsi que du confinement qui lui a permis de passer beaucoup de temps avec son père.

Comment vous portez-vous durant cette période particulière?

Au début, c’était un peu compliqué. Maintenant, ça va un peu mieux. On a la possibilité de bouger, de voir du monde et j’ai commencé la promotion de mon album. J’espère que l’on va vers un avenir meilleur.
Comment avez-vous passé votre confinement?

J’étais en famille. Plutôt avec mon père. Il m’a fait construire des garages en bois. Sinon, j’ai surtout joué de la guitare et parlé avec pas mal d’artistes. On s’envoyait souvent des notes vocales. J’ai continué à travailler sur mon album dès que le déconfinement a été annoncé.

Vous travailliez déjà avec votre père avant votre carrière de chanteur, non?

Exactement. Cela me rappelle plein de souvenirs. J’ai pris un énorme plaisir. Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait un travail manuel avec lui. J’ai pu profiter d’être à ses côtés et cela m’a aussi libéré l’esprit.
Cet album a beaucoup de facettes: on y retrouve votre ADN, mais aussi un peu d’oriental, des sons très pop et de belles ballades. Vous voulez vous montrer sous un autre jour?

Je voulais m’aventurer dans plusieurs styles. Avant de commencer à travailler sur ce disque, on s’était dit que j’allais sortir un album complètement gipsy. On avait quelques sons et au fur et à mesure, je me suis dit: «Pourquoi pas essayer plusieurs genres?» Cela ne se sert à rien de se mettre des barrières et je me suis permis de chanter les mélodies que l’on peut écouter de nos jours.

Y a-t-il un morceau en particulier auquel vous êtes attaché?

Il y en a plusieurs, car je suis très fier du résultat. Si c’est dans l’esprit festif, c’est «Conquistador», et si je suis dans une humeur plus chill, je dirais «Évidemment».

Ce dernier titre est une très belle ballade où vous dites qu’il n’est jamais facile d’être heureux dans une relation. Est-il compliqué d’être en couple lorsqu’on est sous les projecteurs?

Compliqué, non. Il faut juste savoir bien faire les choses. Après dans cette chanson, je parle d’une histoire que j’ai vécue avant et qui reste dans un coin de ma tête. Une relation qui me fait toujours un peu rêver et me remettre en question. Le texte me touche beaucoup.

Vianney l’a écrite. Ce n’est pas la première fois que vous collaborez tous les deux.

Il a écrit pour les 3e et 4e albums, en effet. On adore travailler ensemble et il me connaît plutôt pas mal. Je le considère vraiment comme un ami, et je l’adore personnellement et artistiquement.

En parlant d’artistes que vous adorez, on retrouve un featuring avec Gims. Vos fans l’attendaient depuis longtemps ce morceau!

(Rires.) C’est vrai. On n’avait jamais pu enregistrer quelque chose, car les sorties de nos albums ne se coordonnaient jamais. Juste après le confinement, on a discuté. Je lui ai dit que j’aimerais vraiment chanter avec lui et qu’il travaille sur mon album. Il a rapidement accepté. On a bossé un peu à distance et je suis ravi du résultat.

Sans oublier que vous vous êtes fait connaître en interprétant son titre «Bella». Comment s’est passée votre première rencontre?

C’était aux Arènes de Nîmes à la Fête de la musique, il y a environ quatre ans. Nous nous sommes ensuite croisés à plusieurs reprises dans les coulisses de plusieurs shows. Puis nous avons participé à l’émission «Robinson» sur TF1. Nous étions pendant une semaine sur une île sans manger et sans aide. Cela a forgé notre amitié.

Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience?

C’était assez dur. Dormir par terre, ne presque rien avaler de la journée alors que c’était la saison des pluies sur une île sauvage… C’était bizarre. Mais bon, c’était pour la bonne cause. Si c’était à refaire, je le referais tout de suite.

Vous avez appelé votre album «Mi Vida». Pourquoi?

Il y a plusieurs histoires qui racontent des traits de ma vie (ndlr.: en espagnol «mi vida»). Ce disque, je le sens plus mature, surtout par rapport aux textes. Il me ressemble beaucoup et je m’y retrouve complètement. Bien sûr, il y a quelques titres romancés. Je suis un grand rêveur quand il s’agit de musique.

L’un des sujets qui reviennent le plus souvent est l’amour. C’est votre inspiration principale?

On peut dire ça. L’amour m’impressionne beaucoup et m’attire.

Vous venez d’annoncer une tournée et vous serez le 10 décembre 2021 à l’Arena de Genève. Quel attachement avez-vous avec la Suisse?

Je viens régulièrement en Suisse. J’adore! J’ai pas mal d’amis là-bas, dont une très bonne connaissance, et j’aime me balader à Genève et Lausanne. Cela m’inspire beaucoup.

On vous retrouvera samedi 10 octobre lors de la finale de «The Voice Kids». Comment sest déroulée cette aventure?

C’est incroyable de voir le talent fou de ces enfants, mais c’est aussi adorable de pouvoir passer du temps avec eux. Je me régale, ils chantent incroyablement bien. C’est comme si je vivais des concerts à chaque fois. Je m’entends très bien avec Jenifer, Soprano et Patrick Fiori. L’ambiance est très sympa.

Avez-vous hésité lorsqu’on vous a proposé le rôle de coach?

Au début, oui. J’étais en tournée et j’avais envie de continuer les concerts et d’écrire plus de chansons pour me sentir vraiment prêt à cette tâche. Je voulais être certain de donner les bons conseils à ces petits qui rêvent peut-être un jour de devenir artiste.

Et si on vous propose de coacher les adultes dans «The Voice»?

Je suis en pleine réflexion… J’aime tellement bien ce que je fais. Pourquoi pas!

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
8 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

Love

10.10.2020 à 12:03

Que de méchanceté dans certains commentaires, que les hommes sont aigris et envieux, cela les rend dangereux pour autrui et parfois très cruels.

Valeurs

10.10.2020 à 10:05

Il a une très belle voix et un style bien à lui qui change de ce que l'on entend. C'est un jeune homme qui a des valeurs et ne se drogue pas. Certains jeunes d'aujourd'hui pourraient prendre exemple sur lui

Mouty

10.10.2020 à 08:52

Personnellement le l’aime beaucoup . Je ne suis pas gitane mais j’apprécie sa bonne humeur , sa simplicité et surtout sa musique . L’article est intéressant .